Paul Hess

février 1918 -Suite du défilé, à la mairie, d’habitants de Reims à qui ont été remis des ordres de départ et qui viennent demander un sursis de quelques jours à leur évacuation.

Les capitaines Linzeler et La Montagne, auxquels est venu se joindre aujourd’hui M. Pizot, secrétaire général de la préfecture, se tiennent toujours là, en permanence, pour recevoir les doléances et accorder ou refuser le répit sollicité.

Quelques lignes complémentaires sont venues s’ajouter – aujourd’hui à l’avertissement officiel déjà publié hier dans L’Éclaireur et signé : La commission mixte. Les voici :

Les habitants qui désirent que les camions aillent les prendre à domicile, sont priés de se faire inscrire à la mairie.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Cardinal Luçon

Mercredi 27 – Nuit tranquille. + 6°. Visite de Mlle Mahieu. Visite du Général Petit qui nous invite à dîner samedi ; aux Colonels Bonnery et Coignard, aux Sœurs de St-Vincent de Paul. Expédié lettre aux Évêques de la Province pour retarder l’assemblée annuelle. A 9 h. soir, pendant 5-10 minutes, bordées de bombes (sur batteries ?). L’Évacuation continue.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mercredi 27 février

Lutte d’artillerie assez vive sur la rive droite de la Meuse (région de Beaumont).
Sur le front britannique, un détachement ennemi qui tentait un coup de main sur un poste de la région de Saint-Quentin, a été rejeté par les feux d’artillerie de nos alliés et leurs jets de grenades, avant d’avoir pu aborder les réseaux.
Un autre détachement qui attaquait un poste au nord de Passchendaele a été également repoussé.
Nos alliés ont fait un certain nombre de prisonniers dans la partie nord du front.
Activité de l’artillerie allemande au sud-ouest de Cambrai, dans la vallée de la Scarpe, au sud d’Armentières et au nord-est d’Ypres.
L’artillerie britannique a attaqué et dispersé des groupes de travailleurs ennemis dans la région de la Bassée.
Les aviateurs anglais ont fait du réglage et des reconnaissances. Ils ont jeté des bombes sur divers objectifs, cantonnements, convois, etc. Les pilotes britanniques ont jeté plus de deux cents bombes sur des champs d’aviation ennemis vers Courtrai et sur des cantonnements au nord-est de Saint-Quentin. Ils sont tous rentrés indemnes.
Hertling et Payer ont parlé au Reichstag, l’un sur la situation internationale, l’autre sur la politique intérieure.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

 

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