• Category Archives: Bibliographie

Berry-au-Bac, un atelier d’écriture avec des enfants

Les 6 et le mystère de Berry-au-Bac
10 €, pour l’acheter : 06 72 16 60 26 ou correspondance.cote108@gmail.com

 

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En 1914, j’avais 16 ans… (Livre)

Voici un nouveau livre à découvrir pour les rémois passionnés par l’histoire de leur ville et la guerre de 1914-1918 :

Résumé – Quatrième de couverture :

« Les cahiers de guerre 14-15, sous la plume de René PETIT, représentant le témoignage unique d’un adolescent rémois de 16 ans sous les bombes allemandes.

Lorsque la «Grande Guerre» de 1914-1918 a éclaté, René Petit, venait tout juste d’avoir 16 ans. Il décida de consigner chaque jour sur des cahiers d’écolier les évènements qui se déroulaient au cœur de Reims, ville située en première ligne du front durant ce conflit. Ses écrits s’arrêtent brutalement le 8 avril 1915 lorsque l’immeuble qui abrite sa famille est détruit par des obus.

Ces cahiers retracent l’histoire de Reims, la «martyre» à travers les yeux du jeune homme. Des ruelles détruites aux bombardements de la cathédrale, cette «chronique» quotidienne est un véritable hommage à la ville de Reims, qui laisse imaginer aisément la constante inquiétude des habitants et le caractère incessant des bombardements. Indépendamment de ce cortège de victimes et de destructions, René PETIT évoque également le courage et l’entraide qui existaient dans la vie quotidienne des rémois ».

Nous devons ce livre à Claude PETIT, fils de René PETIT.

Soucieuse du respect de l’authenticité de ces écrits, la maison d’édition DEFG a fait le choix de publier les textes en manuscrit avec pour illustrations des cartes postales d’époque et de vielles photos appartement à la famille Petit.

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En 14 j’avais 15 ans

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En 14 j’avais 16 ans

ob_5b8a57_16-ans-3Article du journal l’Union

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Dans les yeux des poilus

  ob_bdd7aa_renaudUn livre de Patrick-Charles Renaud

Verdun, dans la nuit du 25 au 26 février 1916 : « Tout chef qui, dans les circonstances actuelles, donnera un ordre de retraite, sera traduit devant un conseil de guerre ». Tel est l’ordre du général Pétain qui vient de se voir confier le commandement des forces défendant Verdun. Dans la salle du conseil municipal de la mairie de Souilly, alors que des rafales de neige s’abattent à l’extérieur, les officiers dde son état-major planchent sur la carte. Pétain écoute attentivement et s’informe malgré le point de congestion qui le fait souffrir. Puis, à l’issue de la réunion, il résume la situation : « C’est la lutte d’une route contre trois lignes de chemins de fer ». L’armée française ne dispose que d’une voie de ravitaillement : la grande route allant de Bar-le-Duc à Verdun qui entrera dans l’histoire sous le vocable de « Voie sacrée »….

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Livre d’Or de Saint-Joseph (14-18)

Voici une belle initiative des Anciens élèves de St Joseph de Reims avec ce site reprenant le livre d’or des Anciens morts pour la France. On y trouve une photo et les citations de chacun :

http://obside.fr/anciens-st-joseph/SJR1418/Sommaire.html

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La ronce et le coquelicot

ob_5be5c0_la-ronce-et-le-coquelicot-de-jackie-weisspar Jackie Weiss

ISBN 9782953694925, éditions Aristote, 26 rue des Templiers, Reims

Dans l’intimité de la guerre

Il a beaucoup lu. S’est documenté et a longuement arpenté les lieux où les stigmates de la guerre n’ont pas disparu. Libraire à Reims depuis trente-cinq ans, Jackie Weiss en sait beaucoup sur la Première Guerre mondiale. « Les gens d’ici sont imprégnés par ce conflit car il n’y a pas un endroit où l’on ne retrouve un casque, un morceau d’obus, la trace d’une tranchée », dit-il.

En réalité, son intérêt pour les événements de 14-18 s’est intensifié à l’occasion du 80e anniversaire du conflit. « C’est à partir de ce moment que sont sortis des livres abordant toutes sortes de sujets inédits. On parlait enfin des hommes et non des seules batailles. »

Les sentiments humains
à la lo
upe

La ronce et le coquelicot, son roman sorti cet automne aux éditions champardennaises Aristote, est justement intéressant car il ne décrit pas la Grande Guerre de façon froide et distanciée. Le lecteur entre dans l’intimité de deux hommes auxquels il peut s’identifier ou tout du moins se sentir proche. Et qu’importe si Trichet et Travot n’ont pas existé. Devant tant de douleur, les sentiments humains ne sont pas difficiles à imaginer. Jackie Weiss les décortique avec beaucoup de finesse et de réalisme.

« Un tel conflit dépasse l’entendement. Comment ces hommes ont-ils pu survivre ? », s’interroge-t-il encore.

Le libraire a eu l’originalité de ne pas camper son histoire pendant les quatre années de guerre mais après l’Armistice, en 1919. Claude Trichet, fraîchement démobilisé, revient près de Reims, le pays de son enfance.

Passer de l’ombre
à la lumi
ère

Ce vagabond va faire la connaissance de Pierre Travot, un aquarelliste de génie dévasté par sa « gueule cassée ». Meurtris à jamais par l’horreur de la guerre, les deux hommes vont tenter de réapprendre à vivre.

Très bien écrit, dans un style souvent poétique, ce roman passe sans cesse de l’ombre à la lumière. Des flash-back ramènent aux tranchées, le royaume de la boue, de la peur et de la puanteur. Et bien sûr de la mort. En même temps, des scènes mettent en exergue la beauté de la nature, des chants des oiseaux ou des rayons de soleil qui embellissent tout. Une façon de montrer que dans les pires moments de l’existence, la beauté invite à garder espoir. Et peut sauver des vies.

L’Union – Valérie Coulet

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Comprendre le Monument aux Morts

Ce livre ne concerne pas Reims en particulier, mais il nous a semblé opportun de le citer sur ce blog. En effet, son thème en phase avec les célébrations du Centenaire de la Grande Guerre et sa qualité, font qu’il a toute sa place ici :

« Comprendre le Monument aux Morts – Lieu du souvenir, lieu de mémoire, lieu d’histoire » de Franck David, aux éditions « Codex » :

Le monument aux morts est pour beaucoup de communes la seule trace patrimoniale de la Grande Guerre. Parce qu’il en raconte beaucoup plus sur la commune qu’un simple inventaire de noms, ce livre est une réponse aux sollicitations d’élus et d’enseignants qui ont souhaité disposer d’un outil succinct pour déchiffrer et mettre en valeur ce vestige. Un regard neuf, dégagé des approches globales et généralistes de tel ou tel département, qui suscite çà et là des initiatives heureuses pour faire du monument aux morts un monument historique à part entière, et plus seulement un lieu de mémoire.

Ce livre est construit sur les acquis récents de la recherche mais est destiné à un large public et répond à la curiosité croissante vis à vis de cet édifice mal connu ou souvent mésestimé.
Plusieurs recensions en ont souligné les qualités et de très nombreuses sollicitations ont suivi sa publication : conférences, documentaire du CNRS Images à paraître en septembre, contributions sur le site de la Mission du Centenaire, articles ou collaboration au site de l’université de Lille III dédié au recensement des monuments aux morts.

D’autres sites en parlent :

Monuments de Champagne 14-18

En Envor ; !Comprendre le monument aux morts

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Pierre Loti à Reims – 2 – 25 et 26 août 1915

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Un bombardement à Reims dans son Journal
et dans son ar
ticle de L’Illustration du 18 septembre.
En 1915, Loti participe beaucoup à la vie politique et diplomatique : débats contre l’expédition britannico-française dans les Dardanelles, mission auprès du roi et de la reine de Belgique, contacts secrets avec la Turquie qu’il soutient, « tournée en vitesse folle » avec le président Poincaré, son collègue à l’Académie Française, dans les Vosges et « villages d’Alsace reconquise » et « aux avant-postes » d’où il aperçoit les glaciers des Alpes…

Son activité d’écrivain célèbre redevenu militaire-journaliste-propagandiste est aussi très importante en 1915 : voir la liste de ses nombreux écrits dans le chapitre « Les écrits de guerre de Pierre Loti », pp. 410 – 416, de la réédition de son Journal intime. Cette réédition en format de poche, collection la petite vermillon, vient de sortir en librairie (10,20 €, nouvelle édition revue et corrigée : agrandir la couverture à gauche). Merci encore aux Éditions de la Table Ronde pour leur autorisation de mettre en ligne les extraits de ce journal pour Reims 14-18.

Dans son journal : Verzy, Suippes où il retrouve son fils, Reims…

On lit comment Loti arrive à mêler sa préoccupation de chercher son fils Samuel vers Suippes, son rôle de propagandiste en passant par Reims pour revoir la cathédrale, préparer un article et dormir, non pas à l’Hôtel du Lion d’Or mais à l’Hôtel du Nord… aller enfin au quartier général de Jonchery pour sa mission de liaison.

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ob_74cab9_p1160848Son fils légitime Samuel est depuis le 28 juillet sur la ligne de feu entre Suippes et Perthes. Ils s’étaient faits photographier tous les deux le 25 octobre 1914, d’après le journal de Loti, et cette photo était parue dans L’Illustration du 28-11-14, n° 3743. Osman Daney est le domestique familial de Loti depuis longtemps et il est devenu son ordonnance ; c’est lui qui retrouve Samuel avec des Saintongeais dans une cabane baptisée « la cagouille », l’escargot en charentais. Plusieurs mois après sa première visite de la cathédrale et son premier article La basilique fantôme du 21 novembre 14 dans L’Illustration, sa description de la cathédrale en ruine est plutôt sobre dans son journal, ce sont les étapes du déclenchement d’un bombardement en ville qu’il note alors en détail. Comme L’Hôtel du Lion d’Or, face à la cathédrale, est détruit  il va dormir à l’Hôtel du Nord, place d’Erlon où le bombardement allemand l’a rattrapé… Il existe très peu de cartes postales anciennes de cet Hôtel du Nord toujours existant entourant l’angle de la place et de la rue de Châtivesle. Configuration parcellaire déjà visible sur le cadastre napoléonien des années 1820 ! En 1914, dans l’annuaire Matot-Braine, le garage de l’hôtel est indiqué rue de Châtivesle où une enseigne est toujours visible. Merci à Michel Thibault d’Amicarte 51 pour ces deux cartes postales avant 14 et après la reconstruction de 1922

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L’article de Loti paru dans L’Illustration du 18 septembre 1915 n° 3785

Loti ne relate pas ici l’épisode de Suippes à la recherche de Samuel mais il développe une description patriotique mais réaliste des nombreux cimetières provisoires qu’il a croisés sur sa route, en particulier un cimetière musulman. Au sujet de la cathédrale, il continue dans le style de son article de novembre 14 : « par quel miracle tient-elle encore ? »… « Ah ! les sauvages ! … …capables de lui donner, d’une heure à l’autre, le coup de grâce »… mais un bombardement commence que Loti va subir et rapporter aux lecteurs de L’Illustration

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Suite : 3 – Pierre Loti à Reims en 1918

Revoir le premier article sur Loti à Reims en janvier 1914

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Pierre Loti à Reims pendant la Grande Guerre en 1914 – 1915 – 1918

Pierre Loti (1850 – 1923) est venu à Reims quatre fois pendant la guerre, en mission et pour retrouver son fils Samuel mobilisé sur le front près de Suippes. On le sait par ses articles dans L’Illustration mais surtout par un journal de guerre publié en 1998 à La Table Ronde : Pierre Loti, Soldats bleus, journal intime (1914-1919), édition établie, présentée et annoté par Alain Quella-Villéger et Bruno Vercier.

ob_7a8d50_soldat-bleuCet ouvrage a été publié avec le concours de l’Historial de la Grande Guerre à Peronne. Le titre Soldats bleus, a été choisi par les éditeurs voir, parce que Loti mentionne souvent la couleur bleu horizon du nouvel uniforme de 1915, dont cette mention minimaliste, le 9 mai 1917, arrivant à Vic-sur-Aisne où il résidera : « le village, déserté et saccagé, n’est plus habité que par nos soldats bleus« . Pour l’adaptation de l’uniforme aux impératifs du camouflage en supprimant le rouge garance, dès fin 14 : voir des croquis de cette évolution sur le site « Les Français à Verdun« . Voir aussi la couleur du célèbre autochrome du soldat assis place Royale à Reims (par Castelnau, le 1/4/1917) article de B. Keller ; et la conférence de François Cochet le 6/12/2013 : L’état-major et la guerre : pour en finir avec le mythe du pantalon rouge.
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En janvier de cette année 2014, le 23, les éditions de La Table Ronde rééditent ce journal de guerre de Loti en édition de poche, collection La petite vermillon. Merci à La Table Ronde pour l’autorisation de mettre en ligne les extraits de cette édition concernant Reims. Sur la nouvelle couverture, on voit le portrait de Loti en uniforme d’officier de l’armée de terre avec un manteau de fourrure d’aviateur… Pour la chronologie des carrières navale et littéraire de Julien Viaud (Pierre Loti à partir de 1881), pour celle de ses voyages et de sa vie familiale, voir l’article de Wikipédia et la très complète préface de l’édition de son Journal de guerre : de 1867-1871 (reçu à l’École Navale, aspirant pendant la guerre contre la Prusse) à 1910 (mis définitivement à la retraite après 42 ans de service dont 12 en mer), en passant par 1891, nommé commandant de vaisseau et élu à l’Académie Française…
A partir du 25 septembre 14, Loti a réussi à se faire admettre dans l’Armée de Terre, comme officier de liaison sans solde et rattaché à l’État-major du général Gallieni. Il va participer à l’effort de guerre culturel et au bourrage de crâne mais avec une réelle expérience du métier de militaire ; situation exceptionnelle, à la fois à l’arrière et sur le front ; voir l’analyse, nuançable, du CRID 14-18, dans son dictionnaire biographique.

1 – Pierre Loti à Reims le 18 octobre 1914 : premier extrait de son journal et son article dans L’Illustration

Ce premier passage à Reims est un bon exemple des innombrables voyages automobiles de Loti qui mériteraient d’être cartographiés en détail ; Romigny est le village près de Ville-en-Tardenois mais « la Ferté-Hurder » reste un lieu non localisable en l’état [Perthes et Hurlus, villages du front au-delà de Suippes…?] La cathédrale et le Palais du Tau ont été incendiés depuis un mois quand Loti y vient…

copyright Éditions de La Table Ronde, 2014

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Article dans L’Illustration du samedi 21 novembre 14, n° 3742

(BMReims-Carnegie cote : PER X G 27)

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Pour l’état de solidité de la cathédrale « …lui dire adieu avant sa chute… » « …qui tient encore sa place comme par miracle…« , pour le démenti de Joffre au sujet des explications allemandes du bombardement de la cathédrale « …prétextes niaisement absurdes… », pour le début de l’organisation de la vie quotidienne sous les bombes : voir le journal de Paul Hess du 13 octobre (p. 175) au 21 octobre (p. 186). Le dimanche 18 octobre, Paul Hess détaille le prix des viandes dans un arrêté du maire J-B Langlet. « Le prêtre » qui reçoit Loti à l’archevêché pourrait être le curé L. Camus ou l’archiprêtre d’alors M. Landrieux ; prêtre qui aurait rapporté une rumeur, que Loti cite, d’un sacrilège « …préparé de longue main… », de toits arrosés d’avance d’une « …substance diabolique… » ! Loti semble bien avoir, ensuite, briévement rencontré le cardinal Luçon qui lui donne un guide pour aller à l’intérieur de la cathédrale. Il n’y a rien à cette date dans le journal du cardinal (publié dans Travaux de l’Académie de Reims TAR 1998, 173e volume, en accès libre dans la salle de lecture de Carnegie cote : PER CH IV 4) si ce n’est le quotidien des bombardements. Ce premier article de Pierre Loti publié le 21 novembre serait connu de Viviani et Léon Bourgeois en visite à la cathédrale le 8 novembre 1914… (cf. Hervé Chabaud : Compatir, soutenir, s’indigner, Les visites de personnalités à la cathédrale dans Reims 14-18, pp.79-81). En réalité, le premier article dans L’Illustration sur l’incendie de la cathédrale est d’un journaliste anglais alors présent à Reims, il est publié le 26 septembre, n° 3734 avec des photos. Suivent dans le n° 3735 un postscriptum d’Henri Lavedan et dans le n° 3736 un courrier du lecteur illustré de l’abbé Thinot, témoin direct de l’incendie.

Officier de Marine, Pierre Loti est sensible à l’équipement des Allemands en jumelles et il le mentionne souvent, d’une façon détournée, dans cet article : « … sous les jumelles féroces… des sauvages embusqués… » « … au bout de leurs lorgnettes, c’est la cathédrale, toujours la cathédrale… ». Le 23 octobre 1914, Pierre Loti note qu’il s’achète à Paris « …un de ces uniformes gris-bleu qui se voit de moins loin dans les jumelles allemandes… »

Voir l’article n° 2 sur Loti à Reims les 25 et 26 août 1915

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Programme illustré des fêtes du 26 mai 1927

Document : Daniel Wilmotte

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Reims sous les Obus – « Collection Patrie » n° 22

De 1917 à 1920 paraissent, chez Frédéric Rouff Éditeur, (8 bd de Vaugirard Paris) 154 fascicules de la Collection Patrie.

Une autre série verra le jour pendant et après la Seconde Guerre Mondiale.

Ces « ouvrages complets illustrés » vendus quelques centimes, de petit format (19 x 14 cm), et de 24 pages, comportent 1 dessin en couleur sur la couverture, généralement assez précis au niveau des détails et des couleurs, et quelques dessins noir et blanc à l’intérieur de moins bonne qualité.

Les récits sont très patriotiques. Ils racontent les grandes batailles de la guerre ou certains épisodes plus précis en mettant en scène des combattants de toutes les armes du simple soldat jusqu’aux maréchaux. Certains racontent le quotidien des populations civiles.

Voir la liste de tous les numéros parus sur la Grande Guerre sur le site dumoul.fr

Voici le n° 22 : « Reims sous les Obus », dans son intégralité

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Collection Béatrice Keller

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Reims en ruines, de Raoul Varin graveur

Une dynastie de graveurs

(Pierre-)Amédée VARIN a eu 2 enfants, un fils, Paul-Amédée Varin, mais aussi une fille dessinatrice et illustratrice, (Elise-)Charlotte Eulalie VARIN (06/07/1851, qui a épousé en 1870 le célèbre graveur, aquafortiste et peintre, Alfred Alexandre DELAUNEY (Gouville, Manche, Avril 1830-1894 Nanteuil-sur-Marne), rejoignant ainsi la lignée des artistes VARIN.

Son jeune frère et co-signataire de nombreuses gravures, Eugène(-Napoléon) VARIN a quant à lui eu deux fils, dont un aquafortiste réputé à Londres & New-York, Raoul VARIN, 1865-1943 qui a réalisé de nombreuses gravures d’après des peintures historiques sur New-York et les premières villes des États-Unis et une série de gravures sur Reims en ruine durant 14/18. Raoul Varin a eu lui-même deux filles dont une peintre pastelliste, illustratrice et professeur de dessin, Yvonne VARIN.

Collection/scan : Daniel Wilmotte, merci à lui

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J’étais médecin dans les tranchées

J’étais médecin dans les tranchées : 2 août 1914 – 14 juillet 1919

Préface de Marc Ferro , Auteur Louis Maufrais, Sous la direction de Martine Veillet, 2008, chez Robert Laffont

Crédit photo : tous droits réservés, collection Louis Maufrais

2 mai 1917 à Reims. L'hôtel de ville photographié par Louis Maufrais au lendemain de l'incendie

2 mai 1917 à Reims. L’hôtel de ville photographié par Louis Maufrais au lendemain de l’incendie

2 août 1914 – 14 juillet 1919
Louis MAUFRAIS

Livre rédigé par Martine Veillet, préfacé par Marc Ferro
Extrait du journal de Louis Maufrais : visite à Reims

« Fin avril 1917. Puisque tout est calme, je décide d’aller visiter Reims, guidé par un officier rémois – une trotte d’au moins quatorze kilomètres aller et retour. Nous abordons la ville par le faubourg de Vesle au sud, où il y a encore quelques civils, terrés dans les caves. Nous nous procurons des légumes frais et quelques conserves, puis nous nous dirigeons vers le centre, attirés vers la cathédrale.

Reims, ville martyre… ça avait commencé en 1914 au moment de la Marne et, depuis, les Allemands n lui avaient jamais tourné le dos. Toute la partie nord était en secteur allemand, et, à cet endroit-là, les tranchées couraient dans la ville même. Pour le reste, les bombardements successifs, en particulier celui du moment, avaient rasé les maisons à la hauteur du premier, maximum deuxième étage. Et les déblais entassés au milieu de la rue formaient un remblai qui atteignait à peu près la hauteur du premier étage. On ne pouvait passer que dans des boyaux creusés au ras des maisons. Les Allemands concentraient leurs tirs sur la cathédrale, parce qu’ils savaient qu’en haut des tours il y avait de postes d’observation et que la neutralité n’était pas toujours respectée par nous.

Nous nous dirigeons vers la cathédrale. A peine sommes-nous arrivés sur le parvis qu’un obus énorme, au moins de 210, arrive contre une des tours. Nous nous précipitons dans un trou déjà creusé, où la terre est encore chaude, signe qu’il est récent. Sur le portail, la statue de Jeanne d’Arc est emmitouflée d’énormes tas de sacs de terre. La cathédrale est évidemment fermée, et nous ne restons pas trop longtemps – cela sent trop mauvais.

Nous revenons par la place Royale, la place de l’Hôtel-de-Ville, où nous trouvons un café encore ouvert.

— Ce n’est plus tenable, nous explique le patron, je vais m’en aller.

Il veut bien nous vendre trois bouteilles d’apéritif, et je lui demande s’il n’a pas des jeux de cartes même usagés à nous donner.

— Ben, je vais regarder cela, me répond-il. Revenez après-demain, mais pas après parce que je ferme.

Le jour dit, peu désireux de rester trop longtemps dans Reims, je vais droit vers la place de l’Hôtel-de-Ville ; sur mon chemin je croise un homme qui court dans la rue, l’air absorbé, et il me semble reconnaître notre patron de bistrot. En arrivant sur la place, je tombe devant un spectacle tel que les bras m’en tombent : l’hôtel de ville est en feu, pris dans des flammes qui atteignent presque la hauteur de l’immeuble. On voit les gouttières de plomb et toute l’armature fondre et s’en aller baver par plaques sur la façade. Et tout cela brûle dans un silence absolu, rompu seulement par le vague ronflement des flammes et quelques crépitements. Sur la place, ici et là, des civils rassemblés en petits groupes regardent sans dire un mot. Un homme pleure. Un autre me dit :

— Qu’est-ce que vous voulez faire ? Rien. Il y a bien longtemps que les conduites sont crevées. Il n’y a pas de pompiers. Il faut laisser tout brûler.

Nous constatons que feu à gagné une maison de la place. Mon café est vide, les rideaux sont baissés. Alors nous rentrons aux positions les mains vides.

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Album de Pierre Antony-Thouret : l’Avant-propos

Pour qui n’a pas vu Reims au sortir de l’Étreinte Allemande (octobre 1918) – La Cathédrale – La Ville.

Ouvrage honoré d’une souscription du Ministère de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts

Médaillon : Société des Amis de la Cathédrale de Reims

[L’Avant-propos est daté d’octobre 1920, il n’y a pas de date d’édition « Chez l’Auteur »]

Voir le « plan jaune »

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Reims 14-18 – De la guerre à la Paix

Publication en octobre 2013 du livre réalisé pour le centenaire 14-18 par un collectif ; pour les collectionneurs de cartes postales anciennes, voir en particulier : Vivre dans Reims en guerre, Représenter Reims en guerre, Le tourisme de guerre, La mémoire dans la pierre, Reconstruire Reims…

Il est dédié à la mémoire d’Olivier Rigaud décédé en mars 2013. Architecte et spécialiste de la Reconstruction, qui avec passion a animé durant plus de trente ans la vie culturelle et scientifique rémoise.

Préface de Jean-Jacques Becker, sous la direction de Jean-Françoise Boulanger, Philippe Buton, Yhann Chanoir, Frédéric Gugelot et Yann Harlaut, collection : La nuée bleue, 220 pages, nombreuses photographies

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