• Category Archives: Louise Dény Pierson

Vendredi 15 novembre 1918

Louise Dény Pierson 15 novembre 1918 Ma guerre est terminée. Nous travaillons tous à Paris dans des conditions satisfaisantes. Nous ne rentrerons à Reims qu’à la fin de l’été 1921. Louis Guédet Vendredi 15 novembre 1918 1526ème et 1524ème jours 9h1/2 matin  Temps magnifique ! il a gelé. Causé hier assez longuement avec le Lieutenant-colonel Artigue… Lire la suite

Dimanche 26 mai 1918

Louise Dény Pierson 26 mai 1918 Mais il était dit que la guerre toucherait encore la famille, fin mai, une ambulance débarquait chez nous à Malakoff, mes grands-parents de Vrigny. Une attaque allemande avait crevé le front du Chemin des Dames, dans un secteur tenu par une division anglaise qui fut totalement détruite. Les allemands… Lire la suite

Mardi 19 mars 1918

Louise Dény Pierson 11 février 1918 Nous étions à Cancale depuis six semaines lorsqu’une lettre de mes parents m’appris l’étonnante nouvelle : la ville de Reims avait été vidée de toute sa population civile, par ordre de l’armée et dans les 48 heures. Ce délai permit à mes parents de faire transporter tous nos meubles… Lire la suite

Vendredi 28 septembre 1917

Louise Dény Pierson Fin septembre je revins à Reims, pour les vendanges qui eurent lieu, tant bien que mal, les trous d’obus rebouchés, les échalas remplacés, les fils retendus. Mais cette période de vendanges, qui était une fête autrefois était devenue bien morose, pas de chanson, pas de longues conversations dans les « Hordons »… Lire la suite

Lundi 23 avril 1917

Avenue de Laon

Louise Dény Pierson 23 avril 1917 A la tombée de la nuit elle se retira comme la veille vers Rilly et la riposte allemande ne se fit pas attendre. Couchés dans les caves Walfart, nous entendions le bombardement qui encadrait tout le quartier. Au lever du jour, nous pûmes constater les dégâts, des entonnoirs partout,… Lire la suite

Dimanche 22 avril 1917

Louise Dény Pierson 22 avril 1917 Cette division, chargée d’attaquer les positions ennemies entre les Cavaliers de Courcy et la redoute de Loivre, se heurta à une puissante contre-attaque allemande, fut mise en complète déroute et ses soldats se dispersèrent à l’arrière des lignes, jusque dans les bois d’Hermonville et de Merfy. Ce fut la… Lire la suite

Jeudi 19 avril 1917

Louise Dény Pierson 19 avril 1917 A Reims la vie continuait avec ses alertes et ses avatars, le train blindé revint le lendemain au même endroit. Entre deux tirs, les artilleurs venaient bavarder avec des civils qui regardaient la batterie depuis le passage à niveau. Par leurs conversations, nous apprîmes qu’ils tiraient à 19 km… Lire la suite

Mercredi 18 avril 1917

Louise Dény Pierson 18 avril 1917 Le long de la grande allée centrale des parois de planches délimitaient des chambres où les familles trouvaient un peu d’intimité. A côté de nous, couchaient des gendarmes et pour cette première nuit, il y eut chez eux un certain remue ménage qui nous tint éveillés. Une de leurs… Lire la suite

Mardi 17 avril 1917

Louise Dény Pierson 17 avril 1917 · Le lendemain 17, c’est la bataille pour les Monts de Champagne, Mont Cornillet, Mont Blond, Mont Haut… Reims se trouvait au milieu de ces combats qui s’étendaient au moins sur 50 km de front. Le travail dans les vignes n’en étant point arrêté pour cela, tous les matins… Lire la suite

Lundi 16 avril 1917

Louise Dény Pierson 16 avril 1917 L’autorité militaire donnait beaucoup de facilités aux personnes désirant quitter la ville, notamment en assurant l’enlèvement des meubles. C’est ainsi que nos amis Mavet purent rapidement déménager, ayant trouvé un logement à Malakoff : quatre grandes pièces, plus cuisine, pouvant convenir à deux ménages. Sitôt installés, ils insistèrent pour… Lire la suite

Vendredi 23 mars 1917

Louise Dény Pierson 23 mars 1917 Cette année commence par un hiver particulièrement rigoureux : pieds gelés dans les tranchées, vin gelé dans les bidons pour les poilus. Au début du printemps, le front, jusque-là relativement calme, s’anime rapidement. Les bombardements sur la ville deviennent plus fréquents, toujours aussi dispersés et inopinés. Un jour, M.… Lire la suite

Lundi 11 décembre 1916

Louise Dény Pierson 11 décembre 1916 A l’automne, je reprends quelques cours à l’école, puis je travaille aux caves avec ma mère : surveiller les bouteilles couleuses, coller des étiquettes lorsqu’il y avait des expéditions de champagne à assurer. Pourtant, vers la fin de l’année, il me souvient qu’une nuit mes parents me réveillèrent en… Lire la suite