Cardinal Luçon

Jeudi 23 – Nuit tranquille ; + 7 ; quelques coups de canon et bombes entre batteries. Visite pastorale quartier de S. Thomas. Journée calme.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Alfred Wolff

3h ½ les autos passent. Le général Franchet d’Esperey inspecte, ça trotte.

Du 3 septembre 1914 au 20 décembre 1916, Alfred Wolff, maître-tailleur spécialisé dans l'habillement militaire, raconte son parcours et ses journées en tant qu'agent auxiliaire de la police municipale. Affecté au commissariat du 2ème arrondissement (Cérès), il se retrouve planton-cycliste et auxiliaire au secrétariat. Il quitte Reims le 25 octobre 1914 pour Chatelaudren (Côtes du Nord), mais reprend son service à Reims le 6 novembre 1915.

Source : Archives Municipales et Communautaires de la Ville de Reims

Jeudi 23 mars

En Belgique, notre artillerie a exécuté des tirs sur les tranchées et boyaux de la seconde ligne ennemie dans la région de Steenstraete. Au nord de l’Aisne, nous avons canonné le secteur de la Ville-au-Bois. En Argonne, concentration de feux sur les organisations allemandes au nord du Four-de-Paris, à la Fille-Morte et dans la région Montfaucon-Nautillois. Entre la cote 285 et la Haute-Chevauchée, lutte de mines à notre avantage. Nous bombardons le bois de Malancourt. A l’ouest de la Meuse, après un violent bombardement, les Allemands ont attaqué notre front entre la corne du bois d’Avocourt et le village de Malancourt. Ils n’ont pas réussi à déboucher du bois, nos tirs de barrage et nos feux d’infanterie les ayant arrêtés. Ils ont pu prendre pied sur le petit mamelon d’Haucourt. A l’est de la Meuse, bombardement intense de la région de Vaux-Douaumont. Les Anglais canonnent avec succès la position ennemie au sud-ouest de Wez-Macquart. La presse conservatrice allemande continue à se déchainer contre le chancelier. La lutte est redevenue très violente sur tout le front italien et spécialement près de Plezzo.

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