Cardinal Luçon

Dimanche 27 février – Nuit tranquille. Matinée item, sauf quelques bombes, entre batteries. Température : + 3. Neige, soleil ; abondante pluie de neige fondante. Nouvelles contradictoires : les unes tristes, les autres favorables au sujet de la Bataille de Verdun. Réponse du Cardinal de Bordeaux à (…)

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 

Dimanche 27 février

Lutte de mines en Artois. Nous avons fait sauter deux fourneaux.
En Champagne, nous repoussons une attaque de l’ennemi sur le saillant enlevé par nous au sud de Sainte-Marie-à-Py. Le nombre de nos prisonniers est au total de 340. Tirs de destruction sur les ouvrages allemands au nord de Ville-sur-Tourbe.
Au nord de Verdun, le bombardement continue sans arrêt. Nos troupes ripostent par de vigoureuses contre-attaques aux offensives ennemies. Toutes les tentatives allemandes vers Champneuville et le Poivre ont été arrêtées. Après avoir perdu le fort de Douaumont que nos adversaires avaient occupé au prix de gros sacrifices, nous l’avons repris.
Au nord-est de Saint-Mihiel, nous bombardons les hangars et les dépôts ennemis près de Vigneulles.
Les Allemands ont tiré des obus de gros calibre sur Nancy et Lunéville.
Un de nos plus héroïques aviateurs, l’adjudant Navarre a abattu, à Verdun, deux avions ennemi. Une de nos escadrilles a bombardé la gare de Metz-Sablons; une autre, Chambley, près de Pont-à-Mousson.
Les Italiens, après avoir assuré l’évacuation de l’armée serbe, ont quitté Durazzo.
Les Russes ont occupé de nouveaux points en Arménie et en Perse.

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