Cardinal Luçon

Mardi 27 – Nuit tranquille ; + 4° froid. A 11 h. 50, bombes sur batteries. Visite de M. Abelé. 5 aéroplanes : tir contre eux. Écrit au Directeur de l’Institut de France et à M. E. Lavisse pour remercier du Prix de 6000 francs.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mardi 27 mars

Entre Somme et Oise, les Allemands ont renouvelé à plusieurs reprises leurs attaques sur le front Essigny-Benay. Toutes ces tentatives ont été repoussées par nos feux ou par nos contre-attaques. Des pertes sérieuses ont été infligées à l’ennemi. Nous avons gardé intégralement les positions conquises.

Au sud de l’Oise, nous avons poursuivi notre avance en dépit de l’état du terrain et du mauvais temps. Nous avons occupé Folembray et la Feuillée et pénétré dans la basse forêt de Coucy. Du côté de Vregny, au nord de Soissons, nous avons marqué aussi une sérieuse progression.

Au nord de Reims, un tir de nos batteries a fait sauter un dépôt de munitions ennemies à l’est de la ferme de Godat.

Une de nos escadrilles a lancé 1000 kilos de projectiles sur les usines de Thionville et le bassin de Briey, ainsi que sur les gares de Conflans et de Montmédy.

Les Anglais ont occupé Lagnicourt, sur la route de Bapaume à Cambrai.

Les Russes ont pénétré en Asie Mineure, dans le vilayet de Mossoul.

La campagne des conservateurs allemands s’accentue contre le chancelier.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

Mossoul

 

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