Cardinal Luçon

Lundi 26 – Nuit agitée jusqu’à 2 h. Surtout de minuit à 2 h. Activité exceptionnelle des canons français, sans réponse des Allemands. A 2 h., riposte des Allemands par quelques coups de canons (5 ou 6). Dont plu­sieurs ont lancé des obus tombés à peu de distance d’ici ; et aussitôt silence brusque et complet de l’artillerie française. 4° froid ; temps couvert, vent Sud-Ouest.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Lundi 26 mars

Nos troupes ont poursuivi leur mouvement offensif de la Somme à l’Aisne. La lutte a été acharnée et la défense allemande vigoureuse mais nos soldats ont partout repoussé l’adversaire, qui a subi des pertes très sérieuses.

Entre Somme et Oise, nous avons rejeté l’ennemi au delà de l’importante position Castres-Essigny-le-Grand-cote 121. Une violente contre-attaque allemande, qui débouchait sur le front Essigny-Benay, a été brisée par nos feux.

Au sud de l’Oise, nos troupes ont pénétré en plusieurs points dans la basse forêt de Coucy, attaquant les abords de Folembray et de Coucy-le-Château. Des détachements en marche vers Folembray ont été pris sous le feu violent de nos batteries et dispersés avec de grosses pertes. Succès pour nous au nord de Soissons, où nous avons accru nos gains et repoussé deux contre-attaques.

Les Italiens constatent sur leur front une intensité d’artillerie accrue.

Les Russes ont accentué leur marche de la frontière persane vers Bagdad.

Un parti républicain se constitue à Petrograd.

Le cabinet Boselli a obtenu un gros succès à la Chambre italienne.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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