• Monthly Archives: avril 2016

Dimanche 30 avril 1916

Louis Guédet

Dimanche 30 avril 1916

596ème et 594ème jours de bataille et de bombardement

7h soir  Canon toute la nuit. Journée splendide. Je ne suis sorti que pour aller à la messe de 7h rue du Couchant. Rentré ensuite travailler, rattraper mon retard et mettre à jour mon courrier. C’est fait à 1 ou 2 lettres près. Je viens de les finir. Je suis assez fatigué et surtout fort triste quand je songe aux miens, à ma pauvre femme qui doit être bien désolée du départ de Jean…  A ce dernier, que va-t-il devenir ? Comment va-t-il supporter les fatigues du régiment ? Pauvre enfant !… J’ai le cœur en loques !…

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

 Cardinal Luçon

Dimanche 30 – Nuit tranquille, sauf bordées. A 6 h. 1/2 une violente canonnade. Tous les arbres sont feuillés, excepté le cerisier du Japon dont les bourgeons commencent cependant à s’épanouir ; quelques-uns en petit nombre montrent déjà de toutes petites feuilles. L’arbre tourmenté qui est en-dessous du vernis a les bourgeons enflés, mais non encore ouverts. 12 h. bombes sifflent (midi).

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Dimanche 30 avril

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Charles Townshed en 1916. Source : Wikipedia

Actions d’artillerie particulièrement vives en Belgique (sud de Bixchoote).
En Argonne, un coup de main exécute au nord de Four-de-Paris nous a permis de nettoyer une tranchée adverse et de ramener des prisonniers.
Sur la rive gauche de la Meuse, les Allemands se sont massés au nord de la cote 304 en vue d’une action sur nos lignes. Attaqués aussitôt à la grenade, ils n’ont pu déboucher et se sont dispersés. Bombardement très vif dans la région d’Avocourt et d’Esnes.
Sur la rive droite, les Allemands ont lancé une attaque avec emploi de liquides enflammés sur nos tranchées, à l’ouest de la ferme de Thiaumont. Fauchés par nos tirs, ils ont été repoussés avec de fortes pertes. Nos feux ont également brisé une attaque sur nos positions entre Douaumont et Vaux.
En Lorraine, nous avons repoussé une reconnaissance ennemie au sud de Donesse.
Dans les Vosges, échec d’une attaque allemande à la Chapelotte.
Nos avions ont bombardé une usine à Hayange (Lorraine annexée).
Le général Townshe
nd s’est rendu aux Turcs, en Mésopotamie, après 143 jours de résistance. Il avait avec lui 2970 Anglais et 6000 Hindous : les munitions lui manquaient.

Source : la Grande Guerre au jour le jour.


 

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Samedi 29 avril 1916

Louis Guédet

Voyage à Paris – St Martin

4h soir  Rentré ce soir 29 vers 3h fort désemparé…  mon Jean vient de s’engager au 25ème d’artillerie à Pacé près de Rennes (Ille et Vilaine) (rayé)!!!

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

 Cardinal Luçon

Samedi 29 – Nuit tranquille. Bordées à peu près toutes les heures. A 9 h. violent, très violent combat à l’est, à la Pompelle, jusqu’à 5 h. A 6 h., aéro­planes ; + 11°. Visite à l’Espérance, à l’Assomption, rue du Jard, aux Peti­tes Sœurs des Pauvres. A 6 h., aéroplanes ; de 10 à 11 h. violente canon­nade à l’est de Reims.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

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Samedi 29 avril

Au nord de l’Aisne, canonnade dans la région du bois des Buttes.
A l’ouest de la Meuse, lutte d’artillerie dans le secteur du bois de Malancourt.
A l’est, bombardement violent de nos positions entre la côte du Poivre et Douaumont.
Journée calme en Woëvre. Dans les Vosges, nous prenons sous notre feu un convoi ennemi aux abords de Moussey, au sud-est de Celles.
Nos avions ont bombardé la gare d’Audun-le-Roman, des baraquements près de Spincourt, les gares de Grandpré et de Challerange.
Canonnade sur le front belge, spécialement près de Ramscapelle.
Les Anglais ont envahi des tranchées ennemies près de Carnoy, ils ont repoussé des attaques au sud de Frelinghien, à la cote 60, à Saint-Eloi, dans la région Hohenzollern, à l’est et au nord-est de Loos.
Le croiseur anglais Russel a sauté sur une mine en Méditerranée. Il y a 124 manquants.
Un sous-marin allemand a été coulé en mer du Nord.
La situation s’améliore en Irlande. L’ambassadeur américain à Berlin, M. Gérard, est parti pour le quartier général du kaiser afin d’y conférer avec ce dernier et avec le chancelier.

Source : la Grande Guerre au jour le jour.

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Vendredi 28 avril 1916

Cardinal Luçon

Vendredi 28 – Nuit bruyante autour de Reims ; d’heure en heure à peu près, grosses détonations de bombes (210 canons8 ?). A4 h. aéroplane alle­mand, tir contre lui. + 13°. 8 h. bombes sifflantes sur batteries. Combat d’aéroplanes. Via Crucis in cathedrali.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 

Vendredi 28 avril

Intense activité d’artillerie sur la rive gauche de la Meuse (Avocourt, Esnes et Cumières).
Deux simulacres d’attaques ont été faits sur la rive droite par les Allemands : l’un, d’Haudromont à la ferme de Thiaumont; l’autre, entre Douaumont et Vaux; mais l’ennemi, arrêté par nos tirs de barrage, n’est pas sorti de ses tranchées.
Activité de nos batteries dans la région de Roye et à l’ouest de Pont-à-Mousson.
Nous avons abattu un avion ennemi en avant du fort de Vaux.
Trois de nos dirigeables ont bombardé, avec des projectiles de gros calibre, les gares d’Etain et de Bensdorf, et la voie ferrée d’Arnaville.
Nos avions ont lancé 37 obus de 120 sur différentes gares de la vallée de l’Aire, 25 obus de 120 sur les bivouacs de la vallée de l’Orne, 6 obus de 120 sur la gare de Thionville et 8 sur celle de Conflans.
Canonnade sur le front belge. Un communiqué officiel du secrétaire d’état américain invite la presse à ne pas montrer trop d’optimisme en ce qui concerne le conflit avec l’Allemagne.
La bataille a repris à Dublin entre les émeutiers et les troupes. Au parlement anglais, les deux chefs de partis irlandais, Redmond et Carson, flétrissent la révolte.

Source : la Grande Guerre au jour le jour.


Pont-à-Mousson

Pont-à-Mousson

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Jeudi 27 avril 1916

Cardinal Luçon

Jeudi 27 – Pas dit la messe. Temps superbe. La nuit assez agitée et bruyante entre batteries adverses. Le matin dès 4 h. aéroplanes ; tir contre eux, très violent à certains moments.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Jeudi 27 avril

Au nord de l’Aisne, bombardement réciproque dans la région du bois des Buttes. Nous avons fait, dans ce secteur, 158 prisonniers dont 4 officiers.
En Champagne, nous avons opéré des tirs de concentration sur les parcs ennemis de la vallée de la Dornoise.
Activité de nos batteries en Argonne sur la cote 285, sur Vauquois et le bois de Cheppy.
A l’ouest de la Meuse, bombardement d’Avocourt, de la cote 304, d’Esnes et de Montzéville. Quelques rafales d’artillerie vers le Mort-Homme.
Canonnade à l’est de la Meuse et en Woëvre.
Une pièce allemande à longue portée a tiré vers Varangeville et Lunéville.
Une attaque allemande est brisée net au nord de Senones, en Lorraine. Nous faisons des prisonniers. A la Chapelotte, l’ennemi a perdu un millier d’hommes.
Nous avons capturé un aviatik dans l’Oise; un taube a été abattu au nord du Four-de-Paris. Nos avions ont bombardé les environs d’Etain, de Dansviller, la gare de Brieulles, celles de Conflans et de Pierrepont, celles de Mézières et de Rethel, les aciéries de joeuf-Homécourt.
Grande activité de nos appareils aussi dans l’Oise. Un zeppelin a survolé les environs d’Etaples.
Un raid de zeppelins sur le comté anglais de Kent a avorté.
Un biplan allemand a survolé la Suisse, près de Porrentruy : grande indignation dans les cantons.

Source : la Grande Guerre au jour le jour.


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Cotisation 2016

Bonjour à tous,

Cette année encore nous avons décidé, dans notre Assemblée Générale, de ne pas augmenter les cotisations…

Vous pouvez donc continuer à nous aider pour 10 euros par personne et 15 euros par couple !

Ces cotisations nous permettent de payer les hébergements de nos sites et notre assurance

Vous pouvez télécharger ici le bulletin d’adhésion 2016

Merci pour votre aide !

merci

 

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Mercredi 26 avril 1916

Cardinal Luçon

Mercredi 26 – Malade. + 12°. Temps superbe. Toute la journée tir acharné contre les avions. Voyage de Châlons pour l’Assemblée provinciale man­qué ; pas dit la messe.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mercredi 26 avril

Au nord de l’Aisne (la Ville-aux-Bois), nous avons enlevé un petit bois au sud du bois des Buttes.
En Argonne, notre artillerie lourde a détruit un petit poste et bouleversé des tranchées.
Trois attaques successives des Allemands sur le Mort-Homme et une quatrième dans le secteur d’Avocourt, ont échoué.
Bombardement violent du secteur de Moulainville, en Woëvre.
Une de nos pièces à longue portée bombarde la gare d’Heudicourt.
En Lorraine, une forte attaque allemande sur notre saillant de la Chapelotte a complètement échoué. Des fractions ennemies qui avaient pris pied dans la partie nord-est du saillant ont été en partie anéanties. Nous avons fait vingt-cinq prisonniers dont un officier.
Un taube a été détruit près de Vauquois, un autre sur la côte du Poivre, un troisième dans les bois des Forges; un fokker, près d’Hatton-Châtel. Nos avions ont bombardé la gare de Conflans.
Des zeppelins ont survolé les côtes d’Angleterre; le résultat de ce raid est nul.
Une escadre allemande a tenté d’attaquer le littoral britannique près de Lowestoft. Elle a été chassée.
Une émeute à
éclatée à Dublin, aussitôt maîtrisée.
Un croiseur auxilliaire allemand qui essayait de débarquer des armes en Irlande a été coulé.

Source : la Grande Guerre au jour le jour.


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Mardi 25 avril 1916

Cardinal Luçon

Mardi 25 Nuit tranquille ; mais de temps en temps violentes bordées au loin ; aéroplanes. Temps superbe. Visite de M. le Curé de S. André. Lettre au Frère Directeur des Écoles de Montevideo ; Recueil, p. 127.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 

Mardi 25 avril

En Belgique, activité de notre artillerie dans les secteurs de Westende et de Steenstraete.
Au nord de l’Aisne, une reconnaissance allemande a été repoussée avec pertes sur le plateau de Paissy.
En Argonne, nous avons exécuté des tirs de concentration sur la région de Malancourt.
A l’ouest de la Meuse, le Mort-Homme a été à nouveau bombardé. Nous avons dispersé plusieurs reconnaissances ennemies au sud d’Haucourt. Au bois des Caurettes, nous avons progressé à la grenade et fait une trentaine de prisonniers, dont un officier.
Canonnade intermittente à l’est de la Meuse et en Woëvre.
Dans les Vosges, vers le Bonhomme, nous avons enlevé un petit poste allemand.
Nos avions ont jeté 28 obus et bombes incendiaires sur la gare de Longuyon, 5 obus sur celle de Stenay, 12 sur les bivouacs à l’est de Dun, 32 sur les bivouacs de la région de Montfaucon.
Un aéroplane allemand qui venait sur Douvres a été chassé.

Source : la Grande Guerre au jour le jour.


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Lundi 24 avril 1916

Cardinal Luçon

Lundi 24 – Nuit assez tranquille. Belle journée de soleil. Aéroplanes, tir contre eux. Bombes sifflent sur batteries sans doute à 1 h. et à 5 h. Incendie à la fabrique de sacs de papier ; le feu allumé, le bombardement cesse 1/4 d’heure ; les soldats se précipitent pour l’éteindre ; quand ils sont arrivés, le bombardement recommence et en tue neuf. Beaucoup de personnes bles­sées, raconte M. le Curé de S. André.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 

Juliette Breyer

Lundi 24 Avril 1916. – A midi je traversais la cour chez Pommery quand je m’entendis appeler par un soldat. En m’approchant je reconnus Camille Dormique et mon cœur ne fit qu’un bond. Il venait voir son père et c’est la première fois que je me trouvais face à face avec un soldat qui avait pris part au combat où tu as disparu. Je l’ai interrogé et il ne m’a pas rendu d’espoir car il m’a dit que tous ceux qui avaient été blessés ce jour là et faits prisonniers avaient par la suite donné de leurs nouvelles à leur famille et que sans doute si tu avais encore été vivant, il en aurait été de même pour toi.

J’ai ma tête qui se vide car depuis si longtemps je ne peux plus pleurer. Et pourtant ma peine est toujours aussi grande. Pauvre Lou, je ne puis pourtant y croire.

Hortense Juliette Breyer (née Deschamps, de Sainte-Suzanne) - Lettres prêtées par sa petite fille Sylviane JONVAL

De sa plus belle écriture, Sylviane Jonval, de Warmeriville a recopié sur un grand cahier les lettres écrites durant la guerre 14-18 par sa grand-mère Hortense Juliette Breyer (née Deschamps, de Sainte-Suzanne) à son mari parti au front en août 1914 et tué le 23 septembre de la même année à Autrèches (Oise). Une mort qu’elle a mis plusieurs mois à accepter. Elle lui écrira en effet des lettres jusqu’au 6 mai 1917 (avec une interruption d’un an). Poignant.(Alain Moyat)

Il est possible de commander le livre en ligne


Lundi 24 avril

Au sud de la Somme, notre artillerie a exécuté des tirs de concentration sur les tranchées allemandes, à Fransart et à Hattencourt (sud de Chaulnes).
A l’ouest de la Meuse, l’ennemi a subi un échec près de Vauquois. Nous avons réussi un coup de main à Avocourt; bombardement violent de la cote 304.
A l’est de la Meuse et en Woëvre, rafales d’artillerie. Pas d’action d’infanterie.
En Lorraine, nous avons canonné vigoureusement les ouvrages ennemis de Leintrey.
La note américaine a été publiée à Berlin avec trois jours de retard. La presse allemande marque une très vive surexcitation et entrevoit la possibilité de la guerre avec les États-Unis. Le Chili, après le Brésil et l’Argentine, semble approuver délibérément le geste de M. Wilson.

Source : la Grande Guerre au jour le jour.


 

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Dimanche 23 avril 1916 – Pâques

Cardinal Luçon

Dimanche Pâques 23 avril – Nuit tranquille ; matinée tranquille. Aéro­planes, quelques tirs contre eux. J’apprends que le Card. Von Hartmann a officié pontificalement devant sort Empereur à Laon, et….-le-Château. J’écris au Card. Gasparri.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Juliette Breyer

Dimanche 23 Avril 1916. – J’ai reçu une lettre du jeune homme André Handort. Il m’a envoyé sa photographie et demande comment il se fait que je ne lui écris pas plus souvent. Je vais lui répondre par une lettre très sérieuse, sans le froisser bien entendu, que je tiens à n’avoir aucune correspondance. Ce jeune homme a l’air de manquer d’instruction ; c’est pour cela que je l’excuse. Il ne comprend pas que ton souvenir me poursuit et que ce serait profaner tout l’amour que j’ai pour toi de correspondre avec un autre.

Mon Charles, reviens. Je t’aime toujours.

Hortense Juliette Breyer (née Deschamps, de Sainte-Suzanne) - Lettres prêtées par sa petite fille Sylviane JONVAL

De sa plus belle écriture, Sylviane Jonval, de Warmeriville a recopié sur un grand cahier les lettres écrites durant la guerre 14-18 par sa grand-mère Hortense Juliette Breyer (née Deschamps, de Sainte-Suzanne) à son mari parti au front en août 1914 et tué le 23 septembre de la même année à Autrèches (Oise). Une mort qu’elle a mis plusieurs mois à accepter. Elle lui écrira en effet des lettres jusqu’au 6 mai 1917 (avec une interruption d’un an). Poignant.(Alain Moyat)

Il est possible de commander le livre en ligne


 

Dimanche 23 avril

En Belgique, nous bombardons le secteur à l’est de la route Ypres-Plikers.
En Argonne, lutte de mines assez vive à Vauquois et à la Fille-Morte. Nous bombardons les communications en arrière du front ennemi.
A l’ouest de la Meuse, les Allemands attaquent trois fois nos positions au nord du Mort-Homme. Les Allemands sont complètement rejetés avec des pertes sanglantes. Une autre attaque de leur part échoue également au nord du bois des Caurettes.
A l’est de la Meuse, bombardement de nos premières lignes depuis le fleuve jusqu’au fort de Vaux. Mais l’ennemi ne peut sortir de ses tranchées, décimé par notre artillerie.
Une de nos pièces à longue portée canonne la gare de Vigneulles : la voie ferrée est coupée et un incendie se déclare.
Nos avions de bombardement opèrent sur les bivouacs ennemis près d’Azannes et de Villers-lès-Mangiennes (nord-est de Verdun).
Un avion français a lancé quatre bombes sur la ville de Sofia.
Les Russes progressent assez sensiblement à l’ouest de Trébizonde. Le maréchal von der Goltz est mort à son quartier général en Turquie

Source : la Grande Guerre au jour le jour.


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Samedi 22 avril 1916

Cardinal Luçon

Samedi Saint 22 avril – + 10°. Nuit tranquille ; combat assez violent de 9 h. à 11 h. du soir ; dans la nuit grosses bordées de canons ; quelques bombes sifflent sur les batteries.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Hortense Juliette Breyer

Samedi 22 Avril 1916.– J’ai reçu une lettre du secrétaire du roi d’Espagne bien tournée. Il dit qu’au nom de son auguste maître il a écrit à son ambassadeur à Berlin pour qu’il s’occupe instamment de toi et de Paul. Il ajoute que le roi porte une très haute estime à ces vaillants soldats français et à leurs familles.

Si je pouvais cette fois-ci apprendre quelque chose. Mais je doute encore. Pauvre chipette !

Hortense Juliette Breyer (née Deschamps, de Sainte-Suzanne) - Lettres prêtées par sa petite fille Sylviane JONVAL
De sa plus belle écriture, Sylviane Jonval, de Warmeriville a recopié sur un grand cahier les lettres écrites durant la guerre 14-18 par sa grand-mère Hortense Juliette Breyer (née Deschamps, de Sainte-Suzanne) à son mari parti au front en août 1914 et tué le 23 septembre de la même année à Autrèches (Oise). Une mort qu’elle a mis plusieurs mois à accepter. Elle lui écrira en effet des lettres jusqu’au 6 mai 1917 (avec une interruption d’un an). Poignant.(Alain Moyat)

Il est possible de commander le livre en ligne


Samedi 22 avril

A la Haute-Chevauchée (en Argonne), nous avons occupé un entonnoir provoqué par l’explosion d’une mine allemande.
Sur la rive ganche de la Meuse, notre avance au Mort-Homme a progressé. Nous avons de plus, enlevé une tranchée à la lisière nord du bois des Caurettes, en capturant 4 officiers et 150 hommes.
A l’est de la Meuse, l’ennemi a tenté une puissante action offensive sur un front de 2 kilomètres. Après avoir réussi à prendre pied dans nos lignes au sud du fort de Douaumont et au nord de l’étang de Vaux, il a été refoulé par nos contre-attaques. Nous avons fait des prisonniers.
Nous avons progressé à l’ouest de Douaumont (secteur sud du bois d’Haudromont), en délivrant des prisonniers français blessés.
Une de nos pièces à longue portée a bombardé la gare de Vigneulles (nord-est de Saint-Mihiel). Au nord de Regniéville, nous avons, par notre feu dispersé des convois.
Les Anglais ont capturé deux canons et 188 officiers et soldats tures en Mésopotamie

Source : la Grande Guerre au jour le jour.


Place Clovis

Place Clovis

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Vendredi 21 avril 1916

Cardinal Luçon

Vendredi Saint 21 avril – Nuit tranquille. A 11 h. bombes sifflantes pas loin de nous ; éclats sur toitures des maisons voisines ou sur la nôtre et dans l’allée, à 4 ou 5 mètres de l’escalier de mon bureau. Via Crucis in cathedrali. Bombes préau du Grand Séminaire, Lycée, maison d’angle de la rue de Contray.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Rue de Contray, Reims

Rue de Contray, Reims


Hortense Juliette Breyer

Vendredi 21 Avril 1916. – Je viens de passer huit jours dans un abattement complet. Impossible de réagir. Je suis sans force et je m’ennuie à mourir. Je t’ai toujours devant les yeux et je voudrais toujours dormir pour oublier.

Aujourd’hui mon Charles, notre coco a trois ans ; il est grand. Triste anniversaire et je voudrais espérer qu’à ceux qui suivront, nous serons réunis. Il y a des jours où je m’en irais loin, bien loin. La solitude des caves me pèse. Tes petits enfants manquent de mouvement puisque avec un pareil bombardement on ne peut les sortir. Et pour partir où ?

Je me décourage. On avait espoir que le mois d’avril ne se passerait pas sans attaque et nous sommes encore au même point. Ce qui me retient aussi, c’est que je pense toujours reprendre mon commerce en quittant les caves. Si j’avais pu prévoir je serais partie dès le début avec mon mobilier, mais on espérait toujours que cela allait finir du jour au lendemain.

Si seulement j’avais de tes nouvelles. Ma pauvre chipette, tu tenais une grande place dans mon cœur. La séparation m’est très dure. Et pourtant j’ai mes deux beaux petits enfants. Si beaux tous les deux …

Hortense Juliette Breyer (née Deschamps, de Sainte-Suzanne) - Lettres prêtées par sa petite fille Sylviane JONVAL
De sa plus belle écriture, Sylviane Jonval, de Warmeriville a recopié sur un grand cahier les lettres écrites durant la guerre 14-18 par sa grand-mère Hortense Juliette Breyer (née Deschamps, de Sainte-Suzanne) à son mari parti au front en août 1914 et tué le 23 septembre de la même année à Autrèches (Oise). Une mort qu’elle a mis plusieurs mois à accepter. Elle lui écrira en effet des lettres jusqu’au 6 mai 1917 (avec une interruption d’un an). Poignant.(Alain Moyat)

Il est possible de commander le livre en ligne


Vendredi 21 avril

En Argonne, à la Haute-Chevauchée, lutte de mines à notre avantage.
Sur la rive gauche de la Meuse, bombardement continu de notre deuxième ligne.
Sur la rive droite nos troupes ont mené contre les positions allemandes, au nord-ouest de l’étang de Vaux, une vive attaque qui nous a permis d’occuper des éléments de tranchée et d’enlever une redoute fortifiée. Cette action a coûté des pertes sérieuses à l’ennemi. Nous avons pris 10 officiers, 16 sous-officiers et 214 soldats, et, en outre, une certaine quantité de matériel.
Aux Eparges, trois attaques allemandes ont été brisées avec des pertes sérieuses pour l’ennemi.
Le président Wilson a fait une déclaration au congrès américain au sujet des rapports avec l’Allemagne. Si le cabinet de Berlin n’abandonne pas la piraterie navale, le cabinet de Washington rompra avec lui.
Un contingent de soldats russes a débarqué à Marseille.
Les Russes anéantissent, en Asie Mineure, des éléments turcs qui arrivaient de Gallipoli.
Dans la région de Dvinsk, ils ont arrêté plusieurs tentatives allemandes.
Les Italiens se sont emparés d’une forte position au col di Lana, dans les Dolomites.

Source : la Grande Guerre au jour le jour.

 

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Jeudi 20 avril 1916

Cardinal Luçon

Jeudi 20 – Nuit comme les précédentes ; + 6°. Visite du rédacteur du Lien d’Arras. Journée tranquille. Premières hirondelles. A 5 h. aéroplanes français et allemand : tir contre eux.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Jeudi 20 avril

Bombardement assez violent à l’est de la Meuse, dans la région sud du bois d’Haudromont.
La victoire russe à Trébizonde apparaît très grosse de conséquences, et la presse neutre la tient pour un événement considérable. Un sous-marin turc a été coulé au large du port ottoman.
Une escadrille aérienne française a opéré un raid de nuit sur les lignes ennemies en avant de Salonique.
Sur le front russe, duel d’artillerie près d’Ikskul; échec allemand près de Kervo; échec autrichien en Galicie à Popova; le butin de nos alliés a été très appréciable de ce côté.
La progression italienne continue sur la rive ouest du lac de Garde. De violentes attaques autrichiennes ont été brisées, laissant plus de 200 prisonniers aux mains de nos alliés.
Des hydravions ennemis ont fait un raid sur Trente; on signale l0 morts et 20 blessés; l’un des hydravions a été abattu et ceux qui le montaient, capturés.
Trois hydravions français et un hydravion italien escortés des torpilleurs italiens, ont bombardé efficacement, près de Trieste, des endroits ayant une importance militaire.
Les Anglais, sur le front occidental ont pénétré en plusieurs endroits dans les tranchées ennemies.

Source : la Grande Guerre au jour le jour.


Louis Delozanne - 26 mars 1916 - Bord de la route près pont de Suippes

Louis Delozanne – 26 mars 1916 – Bord de la route près pont de Suippes

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Mercredi 19 avril 1916

Paul Hess

19 avril 1916 – Depuis quelque temps, des travaux sont encore exécutés aux limites de la ville, en vue de sa défense.

Des abris pour mitrailleuses ont été construits en différents endroits et certaines rues des faubourgs sont garnies de fils de fer, comme d’autres qui l’avaient été déjà. Les hommes d’une compa­gnie du 2e Génie, arrivée récemment, ont été employés, vers le haut de l’avenue de Laon, à droite et à gauche, à pratiquer des ouvertures dans les propriétés afin de les faire communiquer entre elles, et à percer de créneaux les murs des clôtures. De plus, l’ar­tillerie lourde s’est augmentée de nouvelles pièces qui se sont déjà fait entendre.

Il est résulté de ceci, un grand émoi parmi la population res­tante, provoqué surtout par les prévisions pessimistes de gens qui ne supportent la situation qu’en se répandant en lamentations.

Des bruits d’évacuation ayant pris facilement corps, après le violent bombardement du 2 avril, ont au surplus fini par inquiéter des habitants qui, jusqu’alors, avaient montré une grande résistance au cours de tous les tristes événements qui se sont déroulés à Reims, depuis plus de dix-huit mois. Il y a recrudescence de dé­ménagements.

On se prépare évidemment, au cas où il y aurait à parer un choc formidable. Que sera-t-il ? Personne n’en peut rien dire, mais on en parle beaucoup, peut-être trop.

Depuis le début du bombardement, il en a été ainsi : il a fallu un moral solide aux Rémois et Rémoises décidés à rester, pour réagir contre les racontars, les discours démoralisants. Ils ont tou­jours eu, heureusement, l’exemple de fermeté résolue donné par le maire avec son administration municipale, ainsi que par le cardinal-archevêque et son entourage. C’est à ceux-là qu’ils doivent faire confiance et non à d’autres.

Il est à remarquer que certains bavards, qui cherchent à faire partager leurs inquiétudes, dont on colporte les propos en raison précisément de l’autorité qu’ils détiennent ou sont censés repré­senter, devraient être les premiers à s’abstenir de toute parole im­prudente.

En septembre 1915, nous avons pu constater que la peur est contagieuse et mauvaise conseillère. A ce moment, on vivait sous l’appréhension du « Grand coup », qui fit causer énormément et provoqué de nombreux départs. Le commandant de réserve P… du 3e, bien connu du voisinage de la rue Lesage, ne prédisait-il pas alors, sans doute pour avertir obligeamment ceux ou celles qui l’écoutaient, qu’en octobre, il ne resterait pas à Reims pierre sur pierre. Il eût mieux fait de se taire… et cela est passé.

Il est bon de ne pas se laisser influencer.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Reims, fils de fer barbelés devant l'église St-Rémi : [photographie de presse] / Agence Meurisse - Gallica-BNF

Reims, fils de fer barbelés devant l’église St-Rémi : [photographie de presse] / Agence Meurisse – Gallica-BNF


Cardinal Luçon

Mercredi 19 – Nuit tranquille, sauf rafales à diverses heures ; + 6° ; journée paisible.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 

Mercredi 19 avril

A Vauquois, nous avons fait sauter un poste ennemi avec ses occupants.
Sur la rive droite de la Meuse, après un bombardement intense, les Allemands ont lancé une puissante attaque à l’effectif de deux divisions sur un front de 4 kilomètres. Ils n’ont pu prendre pied que dans un petit saillant au sud du bois du Chauffour. Ils en ont été rejetés en partie. Le mauvais temps a ensuite gêné les opérations.
A l’est de Saint-Mihiel, nos batteries ont canonné des rassemblements ennemis près de Woinville.
La Chambre a décidé que l’heure légale sera avancée d’une heure.
Un hydravion français et trois hydravions italiens ont bombardé des points importants près de Trieste.
Après une attaque foudroyante, les troupes russes du Caucase ont pris Trébizonde. Un débarquement des troupes de la flotte, opéré avec une témérité inouïe, a permis aux troupes de terre d’enlever la ville.
Le prince Alexandre de Serbie est arrivé à Corfou

Source : la Grande Guerre au jour le jour.


 

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Mardi 18 avril 1916

Cardinal Luçon

Mardi 18 – Nuit tranquille sauf rafales à diverses heures ; + 6° – Visite au Commandant Billard pour clocher S. Benoît : empêcher qu’on ne s’en serve pour observations militaires(1). Visite du P. Flamboin et du P. d’Halluin. Visite d’un Trappiste de Tamié.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173
(1) Il était très tentant d’utiliser les cochers encore intacts et à proximité de la ligne de feu pou y établir des observatoires. C’est d’ailleurs un vieux débat que de savoir si des observateurs n’ont pas été placés sur les tours de la Cathédrale au moment du retour de la Ve Armée à Reims – ce que les Allemands affirment pour justifier leurs tirs et ce qui nient les Français ; mais des curieux, des imprudents ou des indisciplinés ont probablement été vus sur les tours par les observateurs allemands. Faute de clochers, ce sont les cheminées d’usine qui abritèrent des observatoires.

 

Mardi 18 avril

En Argonne, nous canonnons les routes de la région de Montfaucon, où l’on signalait des mouvements de troupes.
A l’ouest de la Meuse, l’ennemi a bombardé nos positions du bois des Caurettes et la région d’Esnes.
Sur la rive droite, nous avons déclenché une attaque sur les positions allemandes au sud de Douaumont. Cette tentative a réussi et nous a permis d’occuper quelques éléments de tranchées ennemies et de faire 200 prisonniers, dont deux officiers.
Bombardement intermittent en Woëvre.
Sur la rive gauche de la Meuse, l’ennemi a bombardé avec violence nos positions du bois d’Avocourt et de la cote 304.
Les Russes ont pris l’offensive dans la région de Dwinsk; ils ont repoussé plusieurs attaques allemandes dans la région de Gorbornosvka. 14 de leurs avions ont bombardé les gares de Bouckza et de Czernovitz. Nos alliés ont fait 243 prisonniers à Tspavanopla. Ils ont dispersé une division turque dans la région de Bitlis et capturé 363 officiers et soldats.
Les Italiens ont pris d’assaut la position de Santo Oswaldo, dans le val Siegecca.
Les Anglais ont brisé une série d’attaques allemandes près de Saint-Eloi. Activité d’artillerie sur leur front, dans la région de Souchez. La Roumanie entreprend de nouveaux préparatifs militaires.
Quelques escarmouches d’avant-postes sont signalés sur le front de Salonique.

Source : la Grande Guerre au jour le jour.


Louis Delozanne, 21 mars 1916.

Louis Delozanne, 21 mars 1916.

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Lundi 17 avril 1916

Cardinal Luçon

Lundi 17 – + 6° – Nuit tranquille jusqu’à 11 h. 1/2 ou minuit ; ensuite de temps à autre grosses bombes ou canon. Visite du P. Prudhommeau.Visite de M. Becker ; opinion du contrôleur : Reims pas obligé à Déclarations.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Lundi 17 avril

Au nord de Roye, une reconnaissance ennemie qui abordait nos tranchées a été dispersés par notre feu.
En Argonne, activité de nos batteries dans la région de Saint-Hubert et aussi sur les routes et cheminements allemands de la région Montfaucon-Malancourt.
A l’ouest de la Meuse, l’ennemi bombarde nos positions entre le bois de Malancourt et la cote 304. Nos batteries se sont montrées actives notamment à l’ouest du bois des Corbeaux et sur les points de passage du ruisseau de Forges.
Bombardement intermittent à l’est de la Meuse et en Woëvre.
A l’ouest de Pont-à-Mousson, nous dispersons de nouveaux convois.
Dans les Vosges, rencontres de patrouilles : une reconnaissance allemande est très éprouvée par notre feu au sud du col de Sainte-Marie-aux-Mines.
Les Russes accusent un sérieux succès sur la Strypa, où toutes les tentatives de l’ennemi pour leur reprendre les tranchées conquises sont demeurées vaines. Un taube a été accueilli à coups de fusil et a dû rebrousser chemin à la frontière de la Bessarabie.
Après six jours de combat, l’armée russe du Caucase a rejeté une forte offensive turque.
Les Italiens ont conquis les points culminants du massif de l’Adamello, à 3500 mètres au-dessus de la Vatteline.

Source : la Grande Guerre au jour le jour.


3 mars 1916 - Gabio sur la Suippes

Louis Delozanne, 3 mars 1916 – Gabion sur la Suippes

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Dimanche 16 avril 1916

Cardinal Luçon

Dimanche 16 – Rameaux – + 5°. Nuit assez tranquille autour de Reims, calme en ville – 10 h. Aéroplane français ; 11 h. Bombes sifflent sur batte­ries ; Item jusqu’à 5 h. avec sifflement. Retraite du mois. B. Visite de M. Abelé.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Dimanche 16 avril

Bombardement violent sur la rive gauche de la Meuse, devant nos lignes de la cote 304. Sur la rive droite, les Allemands ont déclenché, en fin de journée, une petite attaque sur nos positions de Douaumont. Cette attaque a été complètement repoussée.
La nuit a été calme, sauf un bombardement vers Haudromont.
Duel d’artillerie en Woëvre (Moulainville).
La dernière note allemande au sujet du Sussex a fortement mécontenté les États-Unis. Le président Wilson a prononcé à New-York un discours qui trahit son irritation.
Le général Carranza a demandé à l’Union américaine de cesser la poursuite des bandes de Villa au Mexique. Le cabinet de Washington a refusé de retirer les ordres donnés.
Sept terroristes allemands ont été arrêtés aux États-Unis.
Les Anglais bombardent les positions ennemies dans le Pas-de-Calais (Souchez et Carency). Ils ont rejeté plusieurs attaques accompagnées d’émissions de gaz lacrymogènes.
Le cabinet portugais reste au pouvoir.
Le général Porro, sous-chef d’état-major italien, est allé contrôler les installations de Vallona.
Les parlementaires français ont visité la flotte britannique.

Source : la Grande Guerre au jour le jour.


13 mars 1916 - carnet Louis Delozanne

13 mars 1916 – carnet Louis Delozanne

 

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