Paul Hess

21 janvier 1918 – Bombardement. A 16 h 3/4, des explosions d’arrivées assez proches se font entendre à la mairie ; les obus tombent vers le cimetière du nord et le Boulingrin.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos


Cardinal Luçon

Lundi 21 – Nuit tranquille. + 9°.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Lundi 21 janvier

Nous avons repoussé aisément deux coups de main ennemis, l’un dans la région au sud-est de Saint-Quentin, l’autre au nord de Courtecon.
Sur le front britannique, l’aviation a montré de l’activité. Les aviateurs alliés ont jeté des bombes sur divers objectifs à terre, y compris un long convoi, qui a subi de nombreuses pertes vérifiées. Trois appareils ennemis, ont été abattus en combats aériens et un quatrième par les feux d’infanterie; un cinquième a été abattu, désemparé, par les canons spéciaux.
Sur le front italien, canonnade en plusieurs secteurs. Nos alliés ont réussi un coup de main, faisant prisonniers un officier et deux soldats.
L’artillerie italienne a dispersé des transports et des patrouilles ennemies dans les environs de Stabiozzo et de Grave.
Un combat naval s’est livré entre le croiseur de bataille allemand Goeben, le croiseur léger Breslau, des destroyers ennemis et une force navale anglaise, à l’entrée des Dardanelles.
Le Breslau a été coulé, le Goeben a pu s’enfuir fortement avarié et il a été s’échouer à la pointe de Nagara, où il a été attaqué par les aéroplanes de la flotte. Les Anglais ont perdu le monitor Raglan et le petit monitor N° 28.
Lénine a procédé à la dissolution de la Constituante.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

 

Share Button