Cardinal Luçon

Mercredi 7 – – 7°. Nuit tranquille en ville ; mais toute la nuit canonnades et mitraillades, intermittentes mais fréquentes. Canonnades, mitraillades près de Reims entre batteries. Bombes sifflantes à 2 h. Visite du Photographe de l’Armée.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mercredi 7 février

Vives luttes d’artillerie, en Belgique, dans le secteur du canal de  sur la rive droite de la Meuse, entre Louvemont et les Chambrettes, ainsi qu’en Lorraine, dans la région Emberménil-Reillon.

Deux coups de main ennemis ont échoué sous nos feux à la droite de la Meuse, l’un à l’est de Louvemont, l’autre aux Eparges.

En Lorraine, l’ennemi a attaqué une de nos tranchées vers la digue de Parroy, au nord-ouest de la forêt. Une fraction allemande, qui avait pénétré jusqu’à notre première ligne, en a été immédiatement rejetée par notre contre-attaque.

Dans la région d’Ancerviller, nous avons capturé une patrouille allemande.

En Alsace, dans la région d’Aspach, au nord-ouest d’Altkirch, après une préparation d’artillerie, nos reconnaissances ont pénétré en trois points différents dans les positions allemandes. Après avoir bouleversé les ouvrages de l’adversaire et détruit ses abris, nos troupes sont rentrées sans avoir subi de pertes.

L’Espagne a expédié sa réponse à la note allemande concernant le blocus. Le Brésil a également envoyé sa réponse.

La presse d’outre-Rhin continue à dire que la guerre avec l’Amérique ne lui inspire aucune crainte.

Les Anglais ont occupé 1000 mètres de tranchées ennemies sur le front de la Somme, dans la région de Grandcourt. Ils ont fait 48 prisonniers. Ils ont déployé une grande activité d’artillerie dans le secteur d’Ypres.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

Paschendaele

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