Cardinal Luçon

Mardi 6 – – 9°. Nuit tranquille en ville ; canons au loin ; mitraillade autour de Reims entre batteries. A 1 h. lourde canonnade française, les vitres tremblent. De 4 h. à 5 h. duel d’artillerie, bombes sifflantes. Deux femmes tuées à Saint-Remi et un enfant blessé.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 

Mardi 6 février

Un coup de main sur les tranchées allemandes du Reichackerkopf (ouest de Munster) nous a permis de faire 16 prisonniers et de capturer une mitrailleuse.

Dans la nuit du 2 au 3 février et dans la nuit du 4 au 5, nos escadrilles ont bombardé le champ d’aviation de Colmar (Alsace), les usines militaires de Rombach, les gares de Chauny, Ham et Appilly. Un incendie a été constaté dans les bâtiments de cette dernière gare.

Sur le front belge, les Belges ont fait sauter un petit poste ennemi au nord de la Maison-du-Passeur. Activité d’artillerie soutenue.

Sur le front italien, activité moyenne d’artillerie dans le Trentin. Sur le haut Degano, un détachement ennemi a tenté de faire irruption sur les positions de nos alliés : il a été promptement repoussé.

Les Allemands ont éprouvé de nouveaux échecs sur le front russe, près de Kolncem et au nord-ouest de Friedrichstadt. Un avion allemand a atterri près de Postawy.

Avance anglaise dans les alentours de Kut-el-Amara. La cavalerie britannique a atteint sur la rive droite du Tigre un point situé à 25 milles à l’ouest de cette localité. A l’ouest de la jonction du Hai et du Tigre, nos alliés ont pris trois lignes successives de tranchées sur une étendue de 650 mètres et une profondeur de 400. Les pertes des Turcs ont été très lourdes.

La presse allemande réclame la guerre contre l’Amérique.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

Kut-el-Amara

Kut-el-Amara

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