Cardinal Luçon

Lundi 8 – Nuit tranquille sauf quelques gros coups ; + 12°. Vers 3 h. bombes sifflantes, sur les batteries sans doute. Visite d’adieu du Capitaine de Dampierre de Paris. Départ pour Paris. Visite à M. Letourneau, Curé de S. Sulpice, en me rendant aux obsèques du Card. Sevin.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Lundi 8 mai

Au nord de la Somme, les Allemands, après une intense préparation d’artillerie, ont prononcé une attaque sur nos tranchées, au sud de Lihons. Arrêtée par nos tirs de barrage, l’attaque s’est dispersée avant d’avoir atteint nos fils de fer.
Sur la rive gauche de la Meuse, le bombardement, très violent, qui dure sur la région de la cote 304, a été suivi d’une forte attaque allemande appliquée entre la cote 304 et le Mort-Homme. L’ennemi, après des efforts répétés, a pénétré dans un boyau à l’est de la cote 304. Partout ailleurs, il a été repoussé avec des pertes sérieuses.
Sur la rive droite, après une intense préparation d’artillerie, les allemands ont prononcé plusieurs attaques sur nos tranchées entre le bois d’Haudromont et le fort de Douaumont. Dans la partie ouest du front attaqué, ils ont pris pied sur une longueur de 500 mètres dans nos éléments de première ligne; ailleurs, leurs assauts ont été brisés.
Au sud de Saint-Mihiel, nous avons repoussé une forte reconnaissance ennemie.
En Lorraine, nous avons surpris une patrouille au sud-est de Nomény.
Au cours d’une bourrasque, plusieurs de nos ballons captifs ont été emportés dans les lignes allemandes.
Lutte d’artillerie sur le front belge.
Canonnade réciproque dans les secteurs anglais.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

 

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