ob_dd8317_amicarte51-100Le 18 janvier 1918
Mon cher Oncle.
Je quitte les tranchées demain matin, nous sommes relevés pour aller au grand repos.
Où va t’on nous donner ce repos, je ne peux vous le dire, je n’en sais rien.
Il ne faut pas vous étonner si vous ne recevez rien de moi tous ces temps-ci, avec ces changements, ce n’est pas toujours facile d’envoyer un mot,
et en plus de cela, la correspondance que nous nous envoyons a souvent bien du retard, parfois même, elle s’égare.
Je vous embra
sse.
Edouard.

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Même s’il ne sait pas vraiment où il va « atterrir », Édouard ne doit pas être mécontent de partir en « Grand Repos ».
Lorsqu’il s’agit d’un repos « normal », la troupe n’est plus au front, certes, mais continue de s’entraîner et de travailler, les corvées, les manœuvres et toutes les joyeusetés qui vont avec.
Le Grand Repos est quant à lui un repos véritable pour le soldat !

Attardons-nous un peu sur le visuel de la carte postale, avec une photo prise rue de la Grue, en direction de la cathédrale dont on aperçoit les tours.
Fin 1917, cette rue n’est plus qu’un amas de ruines, et le petit jeu qui consiste à reconnaître le lieu précis s’avère difficile, voire impossible.

Ci-dessous, une vue de la Rue de la Grue, au début de la guerre, en 1914, les bombes allemandes ont déjà fait leur office :

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La seule chose qu’on puisse dire avec une quasi certitude, c’est qu’à l’emplacement de ces maisons détruites se trouve aujourd’hui la Poste Centrale Cérès construite dans les années 30.

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