Cardinal Luçon

Mardi 5 – + 17°. Nuit tranquille à Reims, canonnade à l’est au loin. A 6 h. 30, bombes sifflantes ; item à 11 h. 30 à midi. Aéroplanes toute la journée. Envoyé lettre à imprimeur à Paris, prescrivant des prières pour fête du Sacré-Cœur. Gros coups de canons français vers 8 h. soir. Bombes rue Passe-Demoiselles ; dans le bureau de Choubey, à l’ambulance Sainte- Geneviève.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mardi 5 juin

La lutte d’artillerie est devenue violente au nord-ouest de la ferme Froidmont. Une attaque ennemie, déclenchée sur un saillant de notre ligne, a réussi à prendre pied dans quelques tranchées avancées. Sur le front des plateaux de Vauclerc et de Californie, après leur sanglant échec de la veille, les Allemands n’ont pas renouvelé leur tentative et se sont bornés à réagir sur nos positions par un bombardement assez vif.
En Champagne, nous avons exécuté un coup de main sur les tranchées adverses à l’est du Téton. Nous avons pris trois mitrailleuses et fait des prisonniers.
Le combat au sud de la Souchez a continué sur le front britannique. L’ennemi, après avoir subi de lourdes pertes, a réussi à lancer un certain nombre de violentes contre-attaques qui ont obligé nos alliés à évacuer le terrain conquis. Ils ont fait 92 prisonniers. Ils ont fait d’autres prisonniers à l’est de Laventie et au sud de Wytschaete. Ils ont abattu quatre avions allemands.
Sur les pentes du San Marco, l’ennemi a réussi à pénétrer dans quelques éléments avancés. Il a été ensuite repoussé jusqu’à ses positions de départ, en laissant 82 prisonniers.
Les avions italiens ont bombardé des rassemblements ennemis à Santa Lucia di Tolmino et à Chiapovano.

Source : La guerre de 1914-1918 au jour le jour

 

 

 

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