Paul Hess

1er mai 1917 – Journée commencée dans le calme.

Très beau temps dont nous voulons profiter pour respirer un peu, tranquillement, au bon air. Nous remontons de la cave dans la matinée et l’après-midi, et nous fumons ainsi quelques pipes avec la plus grande satisfaction.

– Vers 17 h 20, un bombardement violent se déclenche en­core aujourd’hui. Il commence du côté de la gare, puis se rappro­che ; des obus tombent rue Henri IV. Ceux qui suivent se locali­sent vers l’hôtel de ville, ce qui nous empêche une fois de plus de sortir du 6 de la rue de Mars, pour aller en face, dîner à l’heure habituelle.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Cardinal Luçon

Mardi 1″ – + 10°. Nuit agitée. Bombes autour de nous vers minuit, pen­dant une heure. Forte canonnade hier soir et cette nuit au nord de Reims. Visite du Major de la Place : Colonel Fortis, du P. d’Herbigny et de deux de ses confrères.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mardi 1er mai

Action d’artillerie assez violentes entre Saint-Quentin et l’Oise et sur le chemin des Dames. Lutte à la grenade dans le secteur de la ferme d’Hurtebise.
En Champagne, après une vive préparation d’artillerie, notre infanterie s’est portée à l’attaque des lignes allemandes de part et d’autre du mont Cornillet. A l’ouest, nous avons enlevé plusieurs lignes de tranchées fortifiées depuis ce mont jusqu’au sud de Beine, sur une profondeur variant de 500 à 1000 mètres. A l’est, nous avons poussé nos lignes sur les pentes nord et nord-est du Mont-Haut jusqu’aux abords de la route de Nauroy à Moronvilliers. La lutte d’artillerie continue, violente, dans cette région.
Au bois le prêtre, tirs de destruction efficaces sur les organisations allemandes.
Notre aviation de bombardement a opéré au-dessus des champs d’aviation de Colmar, d’Habsheim et Frescaty. Les gares d’Ars, Novéant, Amagne-Lucquy, Bétheniville, Pont-Faverger ont été aussi bombardés avec succès.
Les Anglais ont consolidé leur front entre Monchy-le-Preux et la Scarpe. Ils ont fait un certain nombre de prisonniers. Ils ont réussi un coup de main au nord d’Ypres.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

 

 

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