Cardinal Luçon

Lundi 10 juillet – Nuit assez bruyante. Rien sur la ville. Pas dit messe. Installé mon lit dans mon Cabinet (au lieu du corridor, qui ne voit jamais le soleil, et n’est fermé qu’avec de la tarlatane). Nuit de souffrances atroces. Militairement tranquille.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 

Lundi 10 juillet

Le chiffre des prisonniers capturés à Hardecourt, au nord de la Somme, atteint 633.
Au sud de la Somme, nous avons engagé une action offensive à l’est de Flaucourt, sur un front de 4 kilomètres environ, depuis la rivière jusqu’au nord de Belloy-en-Santerre. Sur toute la ligne d’attaque, nos troupes ont enlevé les positions ennemies sur une profondeur de 1 à 2 kilomètres. Nous nous sommes emparés du village de Biaches et nous avons établi nos positions sur une ligne qui va de ce village jusqu’aux abords de Barleux. Au cours de ces actions, nous avons fait 300 prisonniers.
Sur les deux rives de la Meuse, activité d’artillerie dans les secteurs de Fleury et du bois Fumin.
A l’ouest de la forêt d’Apremont, deux coups de main de l’ennemi ont été repoussés.
Dans le Vosges, après un vif bombardement, l’ennemi a attaqué un de nos ouvrages au sud du col de Sainte-Marie; cette tentative a échoué.
Les Anglais ont poursuivi leur progression dans les environs d’Ovillers.
Les Russes ont fait 12000 prisonniers dans la région entre Styr et Stohkod, menaçant Kovel. D’autre part, ils ont occupé Delatyn au débouché des Carpates.
Les Italiens ont obtenu quelques avantages dans le Trentin.

Source : La Grande Guerre au jour le jour


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