Cardinal Luçon

Mercredi 8 – Nuit tranquille ; température : – 2. Beau temps. A 9 h. aéroplanes allemand et français toute la matinée : tir contre eux. Vers 11 h. 1/2 un taube laisse tomber une bombe dans le jardin de la Maison de Retraite. Visite a Roederer. Rencontre avec M. Guichard.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Hospice Louis Roederer

Hospice Louis Roederer

Mercredi 8 mars

En Argonne, dans la région d’Avocourt, nos canons ont abattu un avion qui est tombé dans nos lignes; les deux aviateurs, blessés, ont été faits prisonniers. A l’ouest de la Meuse, le bombardement avec des obus de gros calibre a continué avec intensité. L’ennemi, qui avait pu se glisser, la nuit, entre Regniéville et la cote de l’Oie, en occupant la cote 265, a multiplié les attaques d’infanterie. Ces attaques ont été repoussées, sauf dans le secteur du bois des Corbeaux, où les Allemands ont pu prendre pied. A l’est de la Meuse, à la suite d’une violente lutte d’artillerie dans la région d’Hardaumont, les Allemands ont pénétré dans une redoute, d’où une contre-attaque les a rejetés. En Woëvre, l’ennemi a occupé le village de Fresnes, après un combat meurtrier. Dans les Vosges, nous avons bombardé les cantonnements de Diffembach, à l’est de Mulbach et les tranchées de Wattwiller.

 

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