Cardinal Luçon

Mercredi 16 – Nuit tranquille militairement. Tempête de vent ; + 10.
Matinée calme ; pluie diluvienne. Visite de M. Mosquin. Testament de M. Wagnart. A 9 h. bombes sur les tranchées.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 

Le Palais du Tau, collection Gallica-BNF

Le Palais du Tau, collection Gallica-BNF


Mercredi 16 février

Journée plus calme.
En Artois, nos canons de tranchées ont exécuté des tirs sur les organisations ennemies aux abords de la route de Lille.
En Champagne, nous avons repris une partie des éléments avancés occupés par l’ennemi à l’est de la route de Tahure à Somme-Py.
A l’est de l’Oise, nous avons bombardé un train et un convoi de ravitaillement au nord de Vic-sur-Aisne.
Au nord-est de Soissons, nous opérons des tirs de destruction.
En Argonne, à la Fille-Morte, après avoir fait sauter une mine, nous en occupons l’entonnoir.
En Lorraine, combat de patrouilles près de Reillon.
En Haute-Alsace, nous bombardons les positions allemandes à l’est de Seppois.
Une escadrille d’avions belges a lancé des obus sur l’aérodrome de Handzaeme.
Des avions autrichiens ont opéré au-dessus de Schio (Italie), tuant six personnes.
Les journaux allemands prétendent que l’accord avec l’Amérique au sujet du Lusitania n’est plus qu’une question de forme.
Les organes conservateurs de Berlin commencent à attaquer le chancelier de Bethmann-Hollweg.

 

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