Bombes de temps en temps, toute la nuit. Canonnade terrible et continue au loin (1), qu’on entend très distinctement de Reims.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

(1) C’est l’écho de la bataille de Champagne qui se déroule jusqu’au 5 mars entre Auberive et Massignes.

Mardi 9 mars

La neige et le vent ont gêné les opérations en Champagne. Néanmoins nous avons repoussé une attaque à l’ouest de Perthes et gagné du terrain au nord et à l’est de cette localité, tout en faisant des prisonniers : 500 mètres de tranchées ont été gagnés. Quelques gains ont été réalisés également au nord-est de Mesnil.
Dans les Hauts-de-Meuse, nous avons detérioré un canon de 42 centimètres que l’ennemi venait de mettre en batterie. Près de Saint-Mihiel, au bois Brûlé nous avons pris pied dans une tranchée. Au bois Le Prêtre, près de Pont-à-Mousson, nous avons arrêté net une offensive allemande. Nous avons progressé au nord de Badonviller en Lorraine, et infligé de lourdes pertes à nos adversaires, en Alsace, au Reichackerkopf et près de Burnhaupt.
Les combats restent très favorables aux Russes en Pologne et en Galicie orientale.
Deux nouveaux forts des Dardanelles ont été réduits par l’escadre franco-anglaise. M. Zaïmis n’a pas réussi à constituer son cabinet à Athènes. Le roi Constantin a alors appelé M. Gounaris, partisan de M. Theotokis, qui est lui-même germanophile. M. Venizelos a déclaré qu’il combattrait le cabinet Gounaris s’il aboutissait à se former.
M. de Bülow avoue son échec à Rome.
La presse allemande insiste pour que l’Autriche cède le Trentin à l’Italie pendant qu’il en est temps encore.
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