Louis Guédet

Mercredi 19 juillet 1916

676ème et 674ème jours de bataille et de bombardement

7h soir  Beau temps, magnifique même, aussi les avions s’en paient-ils… !…  Le calme à part cela. Allocations militaires ce matin. Vu beaucoup de monde. Organisé mes audiences de réquisitions militaires avec mon greffier et mis au point nos lettres, formules, etc…  pour ces audiences-là. Un vrai travail. Reçu lettre de ma chère femme. Tout cela m’attriste et me navre. Je suis donc condamné à souffrir toujours sans répit.

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Cardinal Luçon

Mercredi 19 – Paris, à l’Adoration Perpétuelle. Visite de M. Letourneau.

Cardinal Luçon dhttp://14-18.documentation-ra.com/wp-admin/post-new.phpans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mercredi 19 juillet

Les Allemands ont attaqué nos positions de la Somme depuis le village de Biaches jusqu’à la Maisonnette. Malgré des tentatives réitérées qui leur ont coûté de lourdes pertes, ils n’ont pu s’emparer de la Maisonnette. Quelques portions ennemies s’étaient infiltrées le long du canal dans la partie est de Biaches : elles en ont été délogées presque en totalité.
Sur la rive gauche de la Meuse, un coup de main dirigé sur nos tranchées de la cote 304 a échoué sous nos feux.
Sur la rive droite, combats à la grenade aux abords de la chapelle Sainte-Fine et à l’ouest de Fleury. L’ennemi a été partout repoussé. Lutte d’artillerie assez vive dans la région de la Laufée et du Chenois.
En dépit du brouillard et de la pluie, les Anglais ont fait de sérieux progrès au nord d’Ovillers, sur un front d’un kilomètre. Ils ont enlevé plusieurs points fortement tenus, faisant des prisonniers et capturant 6 mitrailleuses.
Ils ont effectué un coup de main heureux près de Wyschaete.
Les Belges, de leur côté, ont opéré un raid hardi près de Dixmude.
Les Russes continuent leur avance en Volhynie; leur cavalerie s’avance sur la chaussée de Kirlibaba à Maramaros-Sziget (Transylvanie).
Les Italiens ont progressé dans le Vallarsa et dans la région de Posina-Astico.
Les ouvriers anglais, pour ne pas suspendre la fabrication des munitions et pour répondre à la demande du général Douglas Haig, renonce à leur congé de l’été.
La presse allemande reconnait de plus en plus nettement la gravité de la situation militaire de l’empire sur le front Est et sur le front Ouest.

Source : La Grande Guerre au jour le jour


biache

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