Paul Hess

Nuit du 7 au 8 mars 1918 – Même genre de bombardement qu’au cours de la nuit précé­dente. Par séries de quinze à vingt, les obus s’abattent sur les bat­teries et dans le centre de la ville.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Cardinal Luçon

Vendredi 8 – + 1°. Beau temps, soleil. Toute la nuit, notamment de 2 h. à 5 h., bombardement continu, intense, des batteries. Via crucis 7 h. 30 in Cathedrali. L’horloge intérieure de la Cathédrale, au transept, est démontée. On démonte la tuyauterie des deux Orgues. Visite au Bon Pasteur. Déménagement du mobilier. Les jours précédents de cette semaine déménagement chez nous des effets pour les pauvres, et des Archives. Vers 7 h. puis vers 9 h. bombardement violent des batteries (?) pas loin de nous ; reprise de 10 à 11 h. nuit. Me suis levé. Cette nuit, 8-9, deux obus au Bon Pasteur ; deux à l’Enfant-Jésus.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Vendredi 8 mars

Bombardement assez violent de la région de Reims et vers Prunay.
Nous avons arrêté des coups de main ennemis en Champagne, dans le secteur des Marquises, dans les Vosges et dans la région du Linge.
Au Violu, assez grande activité des deux artilleries.
Des avions allemands ont bombardé la région au nord de Nancy. Pas de victimes.
De notre côté, nous avons abattu quatre avions allemands.
Notre aviation de bombardement a lancé 12.000 kilos d’explosifs sur les gares et dépôts de munitions de la zone ennemie.
Sur le front britannique, une tentative de raid ennemi, effectuée à la faveur d’un violent barrage d’artillerie, à l’est d’Epehy, a complètement échoué. D’autres détachements, qui tentaient d’aborder nos lignes au sud-est du bois Grenier et à l’est de Poelcapelle ont été également repoussés.
Activité de l’artillerie allemande dans la vallée de la Scarpe, à l’ouest de Lens et à l’est d’Ypres et grande activité dans le secteur de Neuve-Chapelle.
Sur le front de Macédoine, actions d’artillerie sérieuses sur le front Doiran-Vardar, au nord de Lomnica et dans la boucle de la Cerna. Nous avons ramené, par coup de main, des prisonniers bulgares.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

Prunay

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