Cardinal Luçon

Jeudi 20 – 0°. Nuit tranquille, sauf quelques coups de fusil et mitrailleu­ses. Temps couvert. Retour de M. Camu qui est allé à Tours visiter les réfu­giés. Promis à M. Humbert, aumônier au 5e Cuirassiers à pied(1), 3e (ou 5e) bataillon, visite aux soldats à Mailly.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. Par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

(1) Les régiments de cuirassiers, qui n’avaient plus leur place en tant que tels sur un champ de bataille, ont été transformés en régiments de cuirassiers à pied, rassemblés au sein d’une division et combattant en tant que fantassins.

Jeudi 20 décembre

L’artillerie ennemie, contre-battue efficacement par la nôtre, a bombardé nos premières lignes au sud de Juvincourt et en Argonne, au Four-de-Paris.
Sur ce dernier point, l’ennemi, qui tentait d’aborder nos positions, a été repoussé à deux reprises avec des pertes.
En Woëvre, un coup de main allemand sur nos tranchées, devant Regnéville, a échoué sous nos feux.
En Lorraine, nos patrouilles ont fait des prisonniers, dont un officier dans les secteurs de Flirey et de Nauroy.
Canonnade à l’Hartmannswillerkopf et au Schoenholz.
Des avions allemands ont lancé une cinquantaine de bombes dans la région de Dunkerque.
Une incursion de gothas a eu lieu sur Londres. On compte 80 victimes dont 10 morts. Un des gothas a été abattu.
Sur le front anglais, des reconnaissances ennemies ont été arrêtées dans le secteur de Passchendaele. Des prisonniers ont été capturés.
Sur le front italien, les Austro-Allemands ont attaqué à nouveau sur une large étendue, dans la zone montagneuse. Ils n’ont remporté que de légers avantages et ont subi de fortes pertes.

Source : La Grande Guerre au jour le jour


 

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