Paul Hess

21 juin 1917 – L’Éclaireur de l’Est mentionne plus de 3 000 obus pour la journée du mardi 19. Depuis longtemps, le chiffre journalier des projectiles qui nous sont envoyés est très élevé.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Cardinal Luçon

Jeudi 21 – + 17°. Nuit tranquille. Aéroplanes. Visite de M. de Maricourt. Dans la journée, bombes par moments. Le soir vers 10 h. bombes sifflantes qui éclatent au-dessus de la ville ou des batteries ou sur les voies de ravi­taillement. Éclairs de canons très lointains, dont je n’entends pas le bruit, à l’est de Reims : deux foyers qui pouvaient bien être Nogent ou Moronvillers.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Jeudi 21 juin

A la suite d’un vif bombardement entre l’Ailette et le moulin de Laffaux, les Allemands ont attaqué nos positions sur un front de plus d’un kilomètre. L’attaque, très violente et menée avec de gros effectifs, a réussi à prendre pied dans une partie de la tranchée de première ligne, à l’est de Vauxaillon, au sud de Filain.

Une autre tentative allemande sur un saillant de nos lignes, à l’est de la ferme de la Royère, n’a obtenu aucun résultat.

La lutte d’artillerie a été vive entre Hurtebise et Chevreux et sur le front de Verdun, dans le secteur de Vacherauville et des Chambrettes.

Au nord de la Souchez, les Allemands ont tenté par quatre fois de reconquérir les positions occupées par les troupes britanniques. Ils ont été complètement repoussés.

Un avion allemand a été abattu en combat aérien et un autre descendu par les canons spéciaux.

Les Italiens ont conquis une cime du mont Ortigara, dans le Trentin et fait 1000 prisonniers.

L’ex-roi de Grèce Constantin, qui a été conspué à Lugano, où il était arrivé, a décidé de quitter cette ville.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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