Cardinal Luçon

Mardi 15 – + 19°. Bombes de 4 h. à 5 h. ; relevé un éclat devant mon cabinet de travail. Matinée tranquille ; visite du Commandant Marzy (ou Marty, Marcy ?) et d’un Père… Jésuite.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mardi 15 mai

Au cours de la journée, l’artillerie allemande, violemment contre-battue par la nôtre, a bombardé le front au nord de Braye-en-Laonnois et de Cerny.
Actions d’artillerie assez vives à l’est de Berry-au-Bac et en Champagne, dans la région du Mont-Haut.
Sur les Hauts-de-Meuse,une tentative ennemie sur un de nos petits poste, au bois des Chevaliers, a été aisément repoussée.
Dans les journées des 13 et 14, six avions ennemis ont été abattus. Un autre appareil s’est ecrasé sur le sol à la suite d’un combat. Nos escadrilles de bombardement ont lancé 4000 kilos d’explosif sur les gares et bivouacs en arrière du front allemand.
Les Anglais ont repoussé des raids allemands au nord-est d’Epéhy et au nord d’Ypres. Un certain nombre de prisonniers ont été capturé par eux. Ils ont réalisé une avance dans le village de Roeux. Le butin des armées franco-anglaises du 9 avril au 12 mai se décompose ainsi : 49579 prisonniers, dont 976 officiers, 444 canons lourds et de campagne, 943 mitrailleuses, 386 canons de tranchées.
Le zeppelin L-22 a été détruit en mer du Nord.
M. Goutchkof, ministre de la Guerre russe, et le général Kornilof, commandant la place de Petrograd, ont démissionné. Les généraux Broussilof et Gourko, commandants de groupes d’armée, ont également démissionné.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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