Paul Hess

10 au 17 mai 1917 – Voyage à Épernay, dans ma famille.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Cardinal Luçon

Jeudi 10-9°. Brouillard à 5 h. Beau soleil à 7 h. Nuit tranquille en ville. Aéroplanes dans la matinée. Vers 3 h., bombes sifflantes continuellement  (sur batteries ?). Gros coups de canons français sur…………… je pense. De 9 h. à 2 h., bombardement infernal sur ? Les éclats pleuvaient comme grêle. Couché dans mon cabinet de travail, n’ai pas dormi avant 2 h. Visite à l’Enfant-Jésus dont toiture criblée, à l’Espérance.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Jeudi 10 mai

Vive lutte sur le chemin des Dames, où l’ennemi a tenté en divers points de nous rejeter des positions que nous avons précédemment conquises. Ses attaques ont été partout repoussées.
Il a subi de sanglants échecs dans la région de Cerny, de la Bovelle et du monument d’Hurtebise.
Plus à l’est, un puissant effort a été tenté sur le plateau de Californie. Les vagues d’assaut allemandes, fauchées par nos barrages et nos mitrailleuses, ont, à plusieurs reprises, et malgré des pertes considérables, renouvelé leurs attaques pour nous rejeter de cette importante position. L’ennemi a pu prendre pied un instant sur le saillant nord-est du plateau, mais une charge à la baïonnette de nos troupes l’a refoulé en désordre. Nos positions ont été intégralement maintenues. Nous avons fait en tout 200 prisonniers.
Nous avons enlevé les tranchées de première ligne allemandes sur un front de 1200 mètres au nord-est de Chevreux : 160 prisonniers sont restés entre nos mains.
Au nord-ouest de Reims, une opération de détail, sur un front de 400 mètres, nous a permis de faire 100 prisonniers.
Les Anglais ont évacué Fresnoy ; ils ont repoussé l’ennemi près de Bullecourt.
Canonnades au nord-ouest de Saint-Quentin, vers Vaucourt et Arleux.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

 

 

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