Paul Hess

ler mars 1916 – Cinq obus sifflent vers 21 h, au-dessus de la ville, pour aller tomber du côté du canal, la rue des Moulins et le quartier Sainte-Anne.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Rue des Moulins

Rue des Moulins


Cardinal Luçon

Mercredi ler – Nuit tranquille ; + 4 ; 9 h. bordée de canons français. 10 h. 1/2 copieuses réparties des bombes allemandes sur nos batteries. 3 h. Aéroplanes français. 6 h. violente canonnade française. 6 h. 45 riposte de bombes sifflantes. Violents coups de canons français, 6 à 9 h. de temps à autre. A 9 h. quelques grosses bombes allemandes mettent fin à la conversation. Nuit tranquille (de 6 h. à 9 h. c’était je pense l’attaque des Allemands dont parle le Courrier de Champagne du 3 mars).

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mercredi ler mars

Entre Soissons et Reims, nous bombardons les points importants de l’arrière-front ennemi. En Champagne, nous bouleversons des organisations allemandes. Dans la région de Verdun, la canonnade sur le front nord, se fait moins intense. Aucune action d’infanterie. Les Allemands se retranchent sur les pentes Nord de la côte du Poivre dont la première crête est occupée par nos éléments avancés. Nous avons exécuté un tir sur Samogneux, où un bataillon ennemi s’était rassemblé. En Woëvre, les Allemands, après une violente préparation d’artillerie, ont pris Manheulles, mais nous avons fait une contre-attaque, pour nous installer à la lisière ouest de cette localité. Sur d’autres points, nos tirs d’artillerie ont empêché de se produire des offensives déjà esquissées. Canonnade dans les Vosges près de Senones et du Ban-de-Sapt. Près de Seppois, nous reprenons des éléments de tranchées. Sur le front belge, deux drachen ont rompu leurs amarres et sont tombés l’un devant la Panne, l’autre près de Coudekerque. Les aéronautes ont été capturés. Les journaux hollandais disent que les pertes allemandes devant Verdun sont énormes. Le croiseur-auxiliaire Provence II a coulé en Méditerranée. 870 personnes sur 1700 ont été sauvées. L’Allemagne et l’Autriche ont notifié officiellement à l’Amérique que la nouvelle guerre sous-marine s’ouvrait irrévocablement.

 

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