Cardinal Luçon

Jeudi 16 – Nuit tranquille sur la ville, sauf quelques bordées de torpilles ou grenades. Comme les autres nuits. A 5 h. grosses bombes sifflantes qui ont dû tomber pas loin de nous. Brasserie Veith. Température + 4. J’apprends qu’un vieillard des Petites Sœurs a été blessé ; il a fallu lui couper le bras. Il est à l’hôpital. Quinze d’entre eux et deux sœurs vont quitter Reims. Visite du Capitaine Gay, du diocèse de Besançon (abbé ?) homme d’œuvres, fils d’un Proviseur du lycée de Reims du temps du Cardinal Gousset. Visite à M. le Doyen de S- Remi, à Ste Clotilde, et au dispensaire (…).

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 


La brasserie Veith

La brasserie Veith

Jeudi 16 mars

Tirs efficaces sur les tranchées ennemies de la région d’Het-Sas et de Langemark, en Belgique. Au nord de l’Aisne, nous bombardons les abords de la Ville-aux-Bois. En Champagne, nous attaquons les positions allemandes au sud de Saint-Souplet, en occupant une tranchée et en faisant des prisonniers. A l’ouest de la Meuse, le bombardement s’est ralenti entre Bethincourt et Cumières. Nous avons repris par des contre-offensives une partie des éléments de tranchées perdus au Mort-Homme; notre ligne comprend Bethincourt, le Mort-Homme, Cumières. Sur la rive droite, activité d’artillerie, dans la région de Vaux-Damloup. Quelques escarmouches à la grenade sur les pentes du fort de Vaux. Canonnade en Woëvre, au pied des Côtes de Meuse. Activité de notre artillerie à l’est du bois de la Wawrille et au nord de Fresnes-en-Woëvre, où nous provoquons une explosion.

 

 

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