Paul Hess

Dimanche 20 février 1916 – Bombardement de 14 h 1/2 à 15 h 1/4. A ce moment, j’entends passer exactement au-dessus du cimetière du Sud, où je me suis rendu ce dimanche, les obus qui s’en vont éclater vers Bezannes et la Maison-Blanche.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Bezannes

Cardinal Luçon

Dimanche 20 – + 2. Nuit tranquille sauf ce qui précède. Retraite du mois. Aéroplane, fortes canonnades, bombes sifflantes sur la périphérie de Reims (Bezannes ? Maison Blanche ?)

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Dimanche 20 février

En Artois, au nord-ouest de la cote 140, nous avons fait exploser une mine sous un saillant allemand.
Entre Oise et Aisne, nous avons pris sous notre feu une colonne d’infanterie ennemie au nord de Vic-sur-Aisne.
En Lorraine, nous avons bombardé les établissements ennemis de Domèvre. Un incendie a été allumé.
En Haute-Alsace, nous bombardons les tranchées allemandes à l’est de Seppois et de Largitzen.
Le butin conquis par l’armée russe à Erzeroum a été considérable. Dès à présent, on sait une nos alliés ont pris quantité de pièces d’artillerie, de munitions et d’armes.
A la nouvelle de la chute de la place, des troubles ont éclaté à Constantinople et aussi à Smyrne et à Beyrouth. Des dissentiments graves se seraient élevés entre Enver pacha et les généraux allemands. La Porte a retiré une partie des troupes qu’elle avait envoyées en Bulgarie.
Le général Sarrail a visité le front de Salonique en compagnie des généraux grecs Moschopoulos et Zimbrabrakis.
Une fabrique de munitions a encore été incendiée aux Etats-Unis.
Le Sénat américain s’est prononcé pour une politique de vigueur vis-à-vis de l’Allemagne.
La presse allemande tonne contre le cardinal Mercier.

 

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