Cardinal Luçon

– Nuit très agitée. 7 h., orage, éclairs, tonnerre. Toute la nuit canons et bombes, peut-être près ou sur la ville, mais assez loin de nous. Vers 2-4 h., canons de gros calibres français. Aéroplanes et canonnades vers 6-7 h.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 

Mardi 10 août

Violente canonnade en Artois. Une attaque allemande a été repoussée près de Souchez. A Neuville-Saint-Vaast, à l’est de Lille, l’ennemi, après avoir fait exploser une mine, a bombardé nos positions et a essayé de sortir de ses tranchées : il a été arrêté.
En Argonne, nouvelles attaques à coups de bombes et de grenades contre nos postes avancés. Elles ont été refoulées. Fusillade près de Vauquois et à la Haute-Chevauchée.
Canonnade dans les Vosges, spécialement dans la région du Lingekopf.
Une escadrille de trente-deux avions français, escortés par d’autres avions de chasse, a été bombarder la gare et les usines de Sarrebrück. Elle a lancé 164 Obus et déterminé de nombreux incendies.
Les Italiens ont avancé en Cadore, du côté de Sexten.
Les Russes ont repoussé les attaques dirigées contre Ossovietz et Kovno.
Le cuirassé turc Barbarossa Kheiveddin qui était un ancien cuirassé allemand, a été coulé dans la mer de Marmara, par un sous-marin.
L’Allemagne et l’Autriche commencent à se quereller au sujet de la Pologne, à laquelle François-Joseph voudrait donner un archiduc comme vice-roi.
Le poète d’Annunzio croit que la guerre durera jusqu’e
n 1916.

Source : La guerre au jour le jour

Mardi 10 août 1915, canons de gros calibres français. Aéroplanes et canonnades

Source : Patrick Nerisson

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