Vers 11 h, bombardement autour de l’hôtel de ville. Il y a quatre blessés grièvement, rue Cotta.

À 13 h ½, un obus tombe dans l’habitation du receveur des finances, rue Courmeaux (angle de la rue Notre-Dame de l’Épine) et un autre, peu de temps après, rue Saint-Crépin.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

 

Dimanche 14 – Nuit comme la précédente. Bombes à intervalles répétés.On apprend la mort des Généraux Maunoury et Villaret (1) (sic). Grosse et sanglante défaite française à Perthes-les-Hurlus (2). Visite à Tinqueux. Chemin de Croix (faite tous les jours par des jeunes gens, les frères Gallais). Allocution, Salut vers 3 heures.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

(1) Le général Maunoury n’a pas été tué en 1915. Il avait été maintenu en service en 1914 alors qu’il avait 67 ans. Il se voit confier une nouvelle Vie Armée transportée en Lorraine en Artois pour agir sur le flan de la 1e Armée allemande. C’est dans ses rangs que tombe le lieutenant Charles Péguy. A la fin de la bataille de la Marne il est sur l’Aisne à Soissons.

Blessé dans les tranchées en mars 1915, il perd la vue et meurt en 1923. Fait Maréchal de France à titre posthume la même année.

Le Général de Villaret appartient à l’armée Maunoury. En septembre 1915, il commande le 7e Corps d’Armée en Champagne et en 1918 il subit le choc allemand sur le Chemin des Dames.

(2) Il ne d’agit pas d’une défaite française à Perthes-les-Hurlus, mais du succès limité de l’offensive qui sera d’ailleurs stoppée le lendemain.

Notes du Colonel Marc Neuville (ainsi que toutes les autres notes)

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