Samedi 27 février 1915

Nuit assez calme, en ce qui concerne le bombardement. Canonnade de notre part.

– Vu l’imprimerie de l’Éclaireur de l’Est, démolie en partie par un nouvel obus, dans la journée d’hier.

Aujourd’hui, le bombardement a recommencé comme ces jours derniers.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Samedi 27 – Malade ; amélioration légère.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Samedi 27 février

Progrès de l’armée belge, près de Nieuport et de l’armée britannique, près de la Bassée. Dans la vallée de l’Aisne, nous réduisons au silence l’artillerie allemande. En Champagne, nous accentuons notre avance dans la région de Perthes, le Mesnil, Tahure, jusqu’à la crête des Hauteurs; dans la vallée de la Meuse, nous détruisons des rassemblements ennemis. Dans la forêt d’Apremont, les Allemands sont chassés de plusieurs de leurs abris.
Les Russes accusent des succès à Bolimow, à l’ouest de Varovie et dans les Carpathes et reprennent l’offensive en Bukovine.
Quatre forts de l’entrée des Dardanenelles sont détruits.
Trois taubes out été abattus par nos soldats, l’un à Noeux-les-Mines, le second à Lunéville, le troisième à Largitzen près de la frontière Suisse. Un zeppelin a été détruit à Pola.

Dimanche 28 février 1915

Sauf canonnade de notre artillerie, nuit calme ; pas de sifflements.
Dans la matinée, quelques obus. Aéros. En somme journée assez tranquille

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Dimanche 28 – Malade. Canon et bombes, aéroplanes.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 

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Dimanche 28 février

Près de Lombaertzyde, En Flandre, une de nos patrouilles enlève une tranchée dont elle tue les occupants, et où elle prend une mitrailleuse. En Champagne, nous avons occupé 500 mètres de tranchées ennemies et refoulé de nuit une violente contre-attaque. A Malancourt, les Allemands ont jeté du pétrole enflammé dans une de nos tranchées, mais quand ils ont essayé de s’en emparer, ils ont été arrêtés net avec de fortes pertes. Sur les Hauts-de-Meuse, notre artillerie a détruit des pièces, des caissons et des dépôts de munitions, anéanti un détachement et tout un campement. En Lorraine, près de la forêt de Parroy, nous avons brisé une offensive. Nos avions ont jeté des bombes sur les casernes de Metz. Nos trois cuirassés Suffren, Gaulois et Charlemagne ont pris une part active à la destruction des forts de l’entrée des Dardanelles : cette opération a été achevée par les troupes de débarquement.

 

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