Pendant la nuit, coups de canon et obus. Journée assez calme

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Lundi 16 – Nuit tranquille pour la ville ; mais canonnade d’artillerie lourde entre armées. A 9 h 1/2 des bombes passent au-dessus de nos têtes. Nous n’avons pas pu sortir.

Visite à l’Ambulance Sainte-Geneviève. Reçu la lettre du P. de Broglie datée du 13 (ou du 12) arrivée le 16. Mes lettres au Card. Gasparri et au Card. Gasquet, datées du 5 novembre sont arrivées le 12.

Reçu lettre des Évêques de Bretagne, pour Prières nationales.

Bombes toute la nuit 16-17 ; avec arrêts plus ou moins longs.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. Travaux de l’Académie Nationale de Reims

16-11 Lettres : d’Hélène (13 9bre) apportant de bonnes nouvelles de Marcel du 7 ; De J. D. (11 et 13 9bre) la dernière contenant les lignes mêmes que notre cher cuirassier a lancées à Épernay également le 7. il se plaint de ne rien recevoir de Reims, et cependant sans compter mes pages parties aujourd’hui, je lui ai écrit les 22-28 8bre, 3 et 9 9bre.

Ne pas pouvoir communiquer plus rapidement de lui à moi et réciproquement est une souffrance de plus s’ajoutant à celles déjà bien suffisantes qu’entraînent pour tous les circonstances actuelles.

Paul Dupuy - Document familial issu de la famille Dupuis-Pérardel-Lescaillon. Marie-Thérèse Pérardel, femme d'André Pérardel, est la fille de Paul Dupuis. Ce témoignage concerne la période du 1er septembre au 21 novembre 1914.

Source : site de la Ville de Reims, archives municipales et communautaires

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