Les obus arrivent déjà vers 8 h 3/4, tandis que je me dirige vers le bureau, à la mairie.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Samedi 14 – Matinée assez tranquille. Bombes assez loin.

Visite à Courlancy et à l’École Saint-Joseph, où une bombe est tombée jeudi soir à 10 h. Les lits des vieillards-hommes des Petites Sœurs des Pauvres ont été couverts d’éclats de verre ; mais personne n’a eu de mal. De 9 à 10 h, 57 bombes en une heure autour de Saint-André.

Écrit au Saint Père pour le remercier de sa lettre, mais envoyé la lettre le soir seulement.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. Travaux de l’Académie Nationale de Reims

 

Et à 6H1/2, la lumière brillait encore !

Par l’explication donnée dans la matinée par Mme Bellevoye, nous apprenons que nos craintes de la veille étaient sans fondement.

La femme chargée de la garde de l’appartement y procédait à une inspection, à 17H, quand le passage d’une bombe l’effraya ; fuite rapide, en oubliant d’éteindre l’électricité, et voilà, réduit à des causes moins tragiques, un incident qui a révolutionné quelques maisons du quartier.

Il prouve qu’il n’y a pas lieu de prendre à la lettre les règlements municipaux qui enjoignent l’extinction des feux pour 19H puisque, au centre même de la ville, un appartement peut rester illuminé toute une nuit sans que personne en prenne ombrage.

14H, bonne lettre d’Henri, du 12 9bre

Paul Dupuy - Document familial issu de la famille Dupuis-Pérardel-Lescaillon. Marie-Thérèse Pérardel, femme d'André Pérardel, est la fille de Paul Dupuis. Ce témoignage concerne la période du 1er septembre au 21 novembre 1914.

Source : site de la Ville de Reims, archives municipales et communautaires

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Boulevard Lundy

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