Plan de Reims dit « plan jaune » publié dans L’Illustration en juin 1920 n° 4031

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« Etat du centre de Reims après la retraite allemande octobre 1918 » (avec 8 légendages).

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Plan récemment montré dans le nouveau livre « Reims 14-18 – De la guerre à la paix« , article de Yann Harlaut « La ville la plus meurtrie de France » pp. 153-164. Un tirage géant plastifié de ce plan avait été exposé au sol en 2008-2009 au Musée Historique Saint-Remi pour l’exposition Tenir… Reims sur le Front 1914-1918.

Ce plan dit « plan jaune » a été publié dans un article de 1920 intitulé : Le nouveau plan de Reims par André Halleys, journaliste conférencier [alsacien ?] ; voir un extrait du début du texte et la double page de plans (à gauche : Reims détruit, à droite : Reims à reconstruire selon le plan Ford) ; dans « Reims 14-18… » voir l’article d’Olivier Rigaud pp. 165-169 :

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à la BMR Carnegie : cote de la revue L’Illustration PER X G27

Ce plan a été réalisé par l’architecte Max Sainsaulieu « représentant officiel des Monuments Historiques à Reims » cf. l’Avant-Propos de Pierre Antony-Thouret dans son album d’octobre 1920 sur le « Travail Allemand » et cf. la note de Hallays ci-dessus.

Le plan jaune de 1918-20 ne concerne que le noyau urbain et le détail de sa réalisation semble mal connu (parcellaire, données cartographiées, commandes ou destinataire…) même si le légendage est bien fait. Max Sainsaulieu était au service des M.H. l’architecte ordinaire, résident rémois, de la cathédrale, Deneux étant l’architecte en chef (voir l’article Max Sainsaulieu et la guerre sur le site Cathédrale de Reims de Yann Harlaut.

Ce plan en couleurs a souvent été utilisé pour illustrer et justifier qu’il n’aurait resté à Reims, en octobre 18, qu’une dizaine de maisons debout ou habitables…

Un peu paradoxalement car l’article de A. Hallays était plutôt destiné à montrer que le plan de reconstruction américain ne tenait pas assez compte des vestiges et du tissus urbain rémois, comme l’avait déjà fait Paul Léon en 1918, le patron des Monuments Historiques et le protecteur d’E. Kalas, dans son article de la revue Les Arts n° 172.

La question historique (Y. Harlaut p. 158) sur la quantité et la lourdeur des destructions dans la ville de Reims n’est pas close mais a progressé depuis les années 1980. Plutôt que dans sa thèse à Paris VII de 1983 sur le même sujet, [à la B.U Robert de Sorbon] ou bien dans les dossiers du CRDP de Reims (1985-1986), c’est dans l’édition abrégée de sa thèse que François Cochet a fait une mise au point précise en 1993 : 1914-1918 – Rémois en Guerre, L’héroïsation au quotidien, Presses universitaires de Nancy, 1993, pp. 160-161, [à la BM Reims Carnegie].

Cette réévaluation par F. Cochet fait passer le nombre de maisons « habitables tout de suite », en juin 1919, à 950 c’est à dire 7% des 13800 habitations de 1913, on est loin de la dizaine de maisons… voir l’évaluation détaillée ci-dessous :

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Cependant, les témoignages de destructions et d’incendies n’en restent pas moins effroyables, par exemple, pour avril 1918, le rapport publié dans « Reims Ville des sacres » par Albert Chatelle en 1939-51, p. 242.

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Pour d’autres cartographies des bombardements : voir celle du quartier de la cathédrale par M. Sainsaulieu, voir également celles d’après le journal de Paul Hess par F. Cochet

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