• Daily Archives: 8 mars 2018

« L’héroïsme au quotidien de Marie-Clémence Fouriaux »

Conférence

Vendredi 9 mars 2018 19 h

par Jean-François Boulanger, agrégé d’histoire, doyen honoraire de la faculté des Lettres et sciences humaines de l’Université de Reims Champagne-Ardenne

Médiathèque Jean Falala (attention, changement de lieu)

C’est l’histoire d’une fille de vanniers ardennais qui devaitn institutrice en 1882 et qui dirige un hôpital annexe à Reims au début de la guerre.

Elle revient ensuite dans sa classe sous les bombes allemandes, organise deux cantines civiles pour les Rémoises et milite après la guerre dans l’Union française pour le suffrage des femmes car cette histoire, c’est aussi l’histoire d’une femme qui n’avait pas le droit de voter

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Vendredi 8 mars 1918

Louis Guédet

Vendredi 8 mars 1918                                                 

1274ème et 1272ème jours de bataille et de bombardement

9h soir  Beau temps, j’ai la tête absolument vide. Toujours des cauchemars la nuit. Peu de courrier ce matin. Ecrit à Bossu qui me demande des nouvelles de Reims, au Procureur de la République de Reims pour mes audiences de réquisitions militaires. Je lui envoie en même temps 2 fragments des vitraux de la Cathédrale de Reims recueillis par moi le 19 septembre 1914. Lettre de Lorin qui me demande ce que devient et va devenir Reims. Je lui ai répondu, et puis c’est tout. Avec ce peu j’ai la tête en marmelade et je suis rompu de fatigue, d’émotions et d’angoisses.

L’Echo de Paris parle avec insistance de l’offensive sur Reims. Il ne manquerait plus que cela. Alors ce serait la disparition de notre pauvre cité, que nous avons défendue et cherché à sauver et faire survivre de ses ruines depuis près de 43 mois !…

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Paul Hess

Nuit du 7 au 8 mars 1918 – Même genre de bombardement qu’au cours de la nuit précé­dente. Par séries de quinze à vingt, les obus s’abattent sur les bat­teries et dans le centre de la ville.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Cardinal Luçon

Vendredi 8 – + 1°. Beau temps, soleil. Toute la nuit, notamment de 2 h. à 5 h., bombardement continu, intense, des batteries. Via crucis 7 h. 30 in Cathedrali. L’horloge intérieure de la Cathédrale, au transept, est démontée. On démonte la tuyauterie des deux Orgues. Visite au Bon Pasteur. Déménagement du mobilier. Les jours précédents de cette semaine déménagement chez nous des effets pour les pauvres, et des Archives. Vers 7 h. puis vers 9 h. bombardement violent des batteries (?) pas loin de nous ; reprise de 10 à 11 h. nuit. Me suis levé. Cette nuit, 8-9, deux obus au Bon Pasteur ; deux à l’Enfant-Jésus.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Vendredi 8 mars

Bombardement assez violent de la région de Reims et vers Prunay.
Nous avons arrêté des coups de main ennemis en Champagne, dans le secteur des Marquises, dans les Vosges et dans la région du Linge.
Au Violu, assez grande activité des deux artilleries.
Des avions allemands ont bombardé la région au nord de Nancy. Pas de victimes.
De notre côté, nous avons abattu quatre avions allemands.
Notre aviation de bombardement a lancé 12.000 kilos d’explosifs sur les gares et dépôts de munitions de la zone ennemie.
Sur le front britannique, une tentative de raid ennemi, effectuée à la faveur d’un violent barrage d’artillerie, à l’est d’Epehy, a complètement échoué. D’autres détachements, qui tentaient d’aborder nos lignes au sud-est du bois Grenier et à l’est de Poelcapelle ont été également repoussés.
Activité de l’artillerie allemande dans la vallée de la Scarpe, à l’ouest de Lens et à l’est d’Ypres et grande activité dans le secteur de Neuve-Chapelle.
Sur le front de Macédoine, actions d’artillerie sérieuses sur le front Doiran-Vardar, au nord de Lomnica et dans la boucle de la Cerna. Nous avons ramené, par coup de main, des prisonniers bulgares.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

Prunay

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