Paul Hess

14 février 1917 – Le communiqué de ce jour, nous apprend que l’artillerie aurait envoyé hier, environ vingt mille projectiles, pour l’exécution du coup de main devant Reims.

Cela faisait du bruit, en effet. Oui, pour un tintamarre, c’était un beau tintamarre.

Au bureau, une réflexion drôle de Guérin, nous fait rire, car il ne manque pas cette occasion de blaguer, à propos des vingt-trois prisonniers, en exprimant gravement l’avis que, dans ces conditions, « le Boche sur pied » doit revenir cher, la livre.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Cardinal Luçon

Mercredi 14 – Nuit extraordinairement agitée. Violents combats surtout jusqu’à 2 h. On dit qu’il y aurait eu 100 Allemands tués ; 23 prisonniers. Église Saint-André très endommagée. Commence la Messe sans avoir besoin de bougies. – 4° de froid.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Saint-André

Mercredi 14 février

Canonnade entre Oise et Aisne. Une forte patrouille allemande, dispersée par notre feu, a subi des pertes dans le secteur d’Aspach (Alsace).

Les Anglais ont rejeté un raid au sud de Pys. Au cours d’un coup de main opéré avec succès à l’est de Souchez, nos alliés se sont avancés de plusieurs centaines de mètres dans les lignes allemandes. Les défenses ennemies ont subi d’importants dégâts. Deux détachements anglais ont également pénétré dans les tranchées allemandes au nord-est de Neuville-Saint-Vaast, au nord de Loos et à l’est d’Ypres.

La situation des Turcs est devenue très critique à Kut-el-Amara.

Les opérations sont devenues plus actives en Macédoine, spécialement sur la Strouma et dans la région de Dorian.

  1. Wilson a déjoué une dernière tentative du chancelier. Celui-ci essayait d’une suprême négociation : M. Wilson a demandé qu’avant tout, les dernières instructions données aux sous-marins fussent retirées.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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