Louis Guédet

Samedi 1er février 1919

Jean est venu nous surprendre hier soir et vient ce repartir. Il venait chercher les feuilles de son bachot pour tenter d’entrer à l’École de mathématiques spéciales de Strasbourg, résidence plus agréable pour lui que Homburg dans le Palatinat où son régiment est cantonné. Là du moins il s’occupera utilement et ne vivra pas la vie désœuvrée et déprimante de garnison. Madeleine va lundi à Reims pour tâcher de m’organiser et de trouver un refuge. Robert repart à Bellheim le 6.

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Cardinal Luçon

Samedi 1 – Visite de Miss Georgia Cerow, Croix Rouge Américaine, annonçant l’arrivée aujourd’hui de 2 camions. Visite de MM. Watrin, Fendler, colonel C… et Aumônier.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 

Une ambulance américaine, Crédit photo : http://centenaire.org


Samedi 1er février

La Conférence interalliée a tenu deux séances, matin et soir. Les échanges de vue ont continué sur la question des colonies allemandes dans le Pacifique et en Afrique, en présence des représentants des Dominions, de M. Henry Simon, ministre français des Colonies, et de M. Salvago Raggi, ancien ambassadeur italien à Paris.
Un arrangement provisoire satisfaisant a été arrêté en ce qui concerne le régime à appliquer aux Colonies allemandes et aux territoires occupés de la Turquie d’Asie.
Dans la séance de l’après-midi, la délégation belge était présente. MM. Euysmans, Vandervelde et van der Heuvel étaient accompagnés de M.Orts, Secrétaire général du ministère belge des Colonies, qui a exposé le point de vue de la Belgique.
Il a été décidé que les représentants militaires des puissances alliées et associées au Conseil supérieur de Guerre de Versailles seraient invités à présenter un rapport sur la distribution la meilleure et la plus pratique des forces nécessaires pour le maintien de l’ordre dans les territoires occupés de l’empire ottoman.
Les huit enquêteurs désignés par la Conférence pour examiner les affaires de Pologne ont entendu les délégués polonais et tchécoslovaques. Ils feront un rapport aux puissances.
Les bolchevistes ont convoqué un congrès général des Soviets pour statuer sur la réunion éventuelle d’une conférence à Prinkipo.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

 

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