Paul Hess

Toussaint, 1er novembre 1917 – Après-midi, visite au cimetière du sud, en compagnie de P. Simon-Concé. Au retour, que nous effectuons par les boulevards Henri-Vasnier et de la Paix, nous voyons des obus tomber vers les quartiers de cavalerie.

Des troupes anglo-françaises partent, avec les généraux Foch et Robertson, au secours des Italiens qui ont été surpris par les Austro-Allemands et viennent d’éprouver un grave échec (les détails manquent ou, du moins, ne sont pas publiés). Après des pertes très importantes, ils auraient dû abandonner Udine et Geritzia pour se replier, précipitamment, au-delà du Tagliamento.

Le soir, à 20 h, bombardement sur le quartier Saint-Remi. Tir de notre artillerie ensuite.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos


Cardinal Luçon

Toussaint – + 4°. Nuit tranquille. Messe de la Toussaint, 8 h. 30, cha­pelle du Couchant. Aéroplanes français. Vêpres à 2 h. Le soir, à 8 h., ca­nonnade française violente pendant 10 minutes. Riposte non moins vive pendant 10 minutes.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Jeudi 1er novembre

Au nord de L’Aisne, actions d’artillerie dans la région de Pinon. Le chiffre définitif des prisonniers et des canons que nous avons capturés au cours de notre offensive est le suivant : 11157 prisonniers, dont 237 officiers et 180 canons.
Sur la rive droite de la Meuse, les Allemands ont tenté sur nos positions du secteur de Beaumont un coup de main que nous avons repoussé. Entre la Meuse et Bezonvaux, bombardement assez violent au cours de l’après-midi.
6 avions ont été descendus par nos pilotes, 4 autres sont tombés désemparés dans leurs lignes. Nous avons lancé 1100 kilos de projectiles et d’explosifs sur les gares de Thionville, Bettembourg, Maizières-les-Metz, Longueville-les-Metz, Woippy, Conflans, ainsi que sur celle de Luxembourg. Tous les objectifs ont été atteints.
Les Anglais ont exécuté avec succès une opération entre la voie ferrée Ypres-Roulers et la route Poelcapelle-Westroosebeke. Sur la droite, les troupes canadiennes ont atteint tous leurs objectifs sur la crête et se sont avancées jusqu’aux lisières de Passchendaele. Le combat a été acharné, surtout à l’éperon ouest du village.
Sur la gauche, nos alliés ont pris des fermes fortifiées et des points d’appui.
Sur le front italien, rencontres entre Udine et le Tagliamento, vers San Daniele, le long du canal de Sedra à Pasian et à Pozzuolo. L’attitude des détachements de protection et de la cavalerie a permis aux troupes de continuer leurs mouvements pour rejoindre leurs nouvelles positions.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

 

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