Cardinal Luçon

Mercredi 26 – + 15°. Nuit tranquille à partir de 1 ou 2 h. Beau temps. Visite du Général Robert (ou Rubert) à Branscourt et d’un inspecteur des Finances. Journée assez tranquille. Avions allemands à 1 h.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mercredi 26 septembre

Une lutte d’artillerie très vive se maintient dans les régions d’Hurtebise et de Craonne et sur la rive droite de la Meuse, dans le secteur du bois de Chaume. Sur ce dernier point, l’ennemi a renouvelé ses tentatives pour pénétrer dans nos tranchées. Malgré un emploi intensif de lance-flammes, il a été repoussé avec de lourdes pertes sans obtenir aucun avantage.
Nos avions ont effectué diverses opérations de bombardement : 10000 kilos de projectiles ont été jetés au cours de ces opérations, notamment sur les gares de Cambrai, Luxembourg, Longuyon, Brieulle. Plusieurs incendies ont éclaté dans les bâtiments bombardés.
Nos alliés britanniques ont exécuté avec succès un coup de main à l’est d’Epehy : ils ont fait un certain nombre de prisonniers. L’ennemi qui tentait d’enlever un poste avancé au nord-est de Lens, a été rejeté à la suite d’un combat à la grenade.
Activité d’artillerie aux alentours d’Ypres.
Au petit jour, et grâce à un épais brouillard, l’ennemi a lancé une forte contre-attaque à la hauteur de Towerhamlet et du bois du Polygone. Il a été repoussé sur la plus grande étendue de ce front, mais en deux points, au nord de la route Ypres-Menin au au sud du bois du Polygone. Il a réussi à pénétrer dans les tranchées. Il a été ensuite rejeté des positions qu’il avait occupées. Nos alliés ont rétabli tout leur front.
Les Italiens ont brisé une offensive autrichienne au Monte Nero et d’autres attaques à l’est de Gorizia.
Les Russes ont arrêté une attaque allemande en Livonie et réussi un coup de main sur le front roumain.
Dans une note complémentaire au Vatican, l’Allemagne promet de reconnaître l’indépendance de la Belgique sous des conditions qui lui donneraient un pouvoir de tutelle sur ce pays. On considère toutefois que ce premier pas a coûté au Kaiser.
Guynemer est déclaré disparu.

Source : La Grande Guerre au jour le jour


Georges Guynemer reçoit la Légion d’honneur du général Franchet d’Espérey sur le terrain d’aviation des Cigognes pour l’occasion à Crugny.

 

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