Paul Hess

Dimanche 30 septembre 1917 – Très beau temps.

Promenade, l’après-midi, pour la première fois hors des limi­tes de Reims, en compagnie de MM. Vigogne et Pouleteaud, par Saint-Brice, Tinqueux, le Mont Saint-Pierre et la route de Paris.

Nous rencontrons sans qu’ils aient cessé de se faire entendre une forte canonnade devant Reims et le bruit des mitrailleuses vers Courcy.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos


Cardinal Luçon

Dimanche 30 – + 9°. Nuit tranquille sauf coups fréquents de mitrailleu­ses, fusils ou grenades. Journée assez tranquille. Visite de M. le Curé de S. J.B. de la Salle.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Dimanche 30 septembre

Aucune action d’infanterie.
La lutte d’artillerie a pris une assez grande intensité sur le front de l’Aisne, notamment dans les secteurs du Panthéon et d’Hurtebise.
Sur la rive droite de la Meuse, le bombardement continue, violent de part et d’autre, dans la région au nord du bois le Chaume. Deux avions allemands ont été abattus par nos pilotes.
Des escadrilles ont bombardé les terrains d’aviation de Staden, Roulers, Cortemark et les cantonnements de la région.
Sur le front belge, activité d’artillerie normale. De nombreuses patrouilles allemandes ont tenté de faire des incursions dans les lignes de nos alliés. Leurs tentatives ont été vaines sauf sur un point, d’où l’agresseur a été, d’ailleurs, aussitôt chassé.
En Macédoine (Strouma et Vardar), activité d’artillerie assez sérieuse de part et d’autre. Rencontres de patrouilles sur la Strouma et dans la vallée de Devoli.
Les Russes ont perdu un contre-torpilleur qui a coulé sur une mine.
Les troupes italiennes, par un coup de main bien réussi, ont rectifié leur ligne entre la Serra di Dol et les pentes nord du San Gabriele. Elles ont capturé 8 officiers et 216 hommes. Malgré les retours offensifs de l’adversaire, elles ont maintenu leurs positions. Les avions italiens ont bombardé la zone de Voichazza (Carso) et la place de Pola.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

 

 

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