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Samedi 17 mars 1917

Louis Guédet

Samedi 17 mars 1917

917ème et 915ème jours de bataille et de bombardement

8h1/2 soir  Temps couvert le matin, mais devenant radieux vers 10h. Canonnade toute la nuit et à 4h1/2 du matin attaque et tintamarre infernal pendant 3/4 d’heures. Ce sont les allemands qui attaquaient et envoyaient des gaz lacrymogènes dans les secteurs faubourgs Cérès à Pommery. Des victimes militaires et civiles. C’est la première fois que les allemands emploient ces gaz sur Reims. Nous aurons été frappés par tout. Je vais au 27 rue Dieu-Lumière pour un inventaire et une levée des scellés Gardeux, en route je lis le Matin qui annonce la Révolution de Russie et l’abdication de l’Empereur Nicolas II. Un faible ! et un illusionné. Ce n’est pas cela qui peut nous faire du bien, mais attendons !! Les allemands doivent exulter. Je trouve au rendez-vous Houlon, nous retournons ensemble à la Ville, puis de là il m’emmène à Noël-Caqué, rue Chanzy, voir les victimes des gaz de ce matin. L’automobile de Pommery vient d’en amener 2. Deux pauvres femmes que je vois mourantes. En effet 1h après elles étaient mortes. C’est un obus qui est arrivé dans un cellier vers 4h3/4 au moment où les ouvriers réfugiés se précipitaient dans les caves. Il éclatât et immédiatement tous furent incommodés, ils n’ont pas eu le temps de mettre leurs masques. Et en même temps les allemands envoyaient des shrapnells pour empêcher les malheureux de sortir. Je rentre chez moi impressionné.

Trouvé lettre de ma pauvre femme qui m’apprend que Robert lui est arrivé jeudi 15 courant vers 5h du soir pour repartir le vendredi 16 à 6h17 du matin. Le pauvre petit n’aura eu que juste le temps d’embrasser sa mère et (rayé) à cette (rayé) l’avait bien (rayé) l’avait mal (rayé). Je vais voir à cela. Un nouvel exemple de l’ingratitude des gens (rayé) un supplice d’obtenir (rayé) militaire et en reconnaissance il (rayé). Mais (rayé).

Après-midi causé longuement avec 3 officiers du 403ème d’infanterie, Jary sous-lieutenant avocat à la Cour d’appel de Paris qui venait signer une procuration et avec ses 2 témoins, le Capitaine Heuzé, ingénieur à Darnetal et Chapelain, lieutenant substitut du Procureur de la République d’Avranches, qui connait très bien mon nouveau procureur. Il m’en a dit beaucoup de bien. Il déplorait avec moi les pillages et la conduite scandaleuse de leurs camarades officiers. M. Chapelain (blessé le 18 mars 1917 par un obus, rue du Barbâtre à Reims) me disait que cette mentalité le surprenait, mais que c’était la conséquence de l’autocratisme militaire. Je suis de son avis. Ensuite retourné à mon inventaire et scellés rue Dieu-Lumière par un soleil splendide, une vraie journée de printemps, et là je trouve mon brave Landréat légèrement éméché et la gardienne des scellés « itou ». On avait un peu caressé la cave du défunt. J’ai fait celui qui ne s’apercevait de rien, mais mon dévoué greffier avait sa « Paille » (Etre ivre, enivré). Je m’en suis allé…  mais la prisée a dû être plutôt…  dure et mouvementée…  Je saurai cela lundi.

Rentré chez moi et travaillé d’arrache-pied. Ce soir le calme.

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Paul Hess

17 mars 1917

A 4 h, je suis réveillé brusquement par l’arrivée d’un obus, dont les éclats retombent avec des débris de matériaux, sur la place Amélie-Doublié. D’autres explosions ne suivant pas, je ne juge pas nécessaire de me lever mais je tends l’oreille, car il me semble percevoir d’abord un bruit ressemblant assez à celui que ferait une troupe de gros oiseaux migrateurs de passage, qui vole­rait à faible hauteur ; au loin, je distingue ensuite un roulement continu que je ne tarde pas à reconnaître comme étant une succes­sion précipitée de départs chez les Boches, précédant ces singu­liers sifflements.

Mon attention, ma curiosité sont complètement retenues, et, cette fois, j’entends de nombreuses arrivées, qui ne produisent pas de fortes détonations comme celles auxquelles nous sommes de­puis longtemps habitués, mais seulement un éclatement sourd, semblable de loin, aux « pfloc » que ferait un pot de fleurs tombant d’un étage.

J’en conclus : c’est un bombardement copieux, avec de nou­veaux projectiles ; en effet, les sifflements se suivent très réguliè­rement toutes les cinq à six secondes. Je prends ma montre pour m’assurer de la cadence ; c’est bien cela, les obus tombent à la moyenne de 10 à 12 par minute.

Ce bombardement bizarre dure une heure environ, et, lors- qu’en me rendant au bureau je croise, avenue de Laon, un mar­chand de journaux, celui-ci me dit en passant :

« Ils ont bombardé à gaz ce matin ; il y a des morts vers la rue de Bétheniville, le champ de Grève. »

Dans la matinée, nous apprenons qu’environ 550 à 600 obus à gaz ont été envoyés sur les batteries du champ de Grève, du boulevard de Saint-Marceaux, dans le haut du quartier Cernay, la rue de Bétheniville, le boulevard Carteret, etc. et que les décès occasionnés parmi la population civile, sont ceux de M. et Mme Plistat, Mme Leyravaud, Mme Lepagnol, Mme Anciaux etc., qu’en outre, il y a d’assez nombreux malades ou indisposés.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos


Cardinal Luçon

Samedi 17 – Nuit tranquille, sauf coups de canons, entre artilleries. Mais, à 4 h. 1/2 est déclenché un déluge d’obus qui sifflent dans les airs et vont s’abattre comme grêle sur nos batteries du côté de… pendant une forte demi- heure. On dit, ce soir, à 7 h, qu’il y a 6 personnes mortes des gaz asphyxiants lancés le matin. Aéroplanes toute la journée.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Samedi 17 mars

De part et d’autre de l’Avre, nos détachements ont continué à progresser au cours de la journée sur divers points du front ennemi, depuis Andechy jusqu’au sud de Lassigny. Nous avons fait des prisonniers.

Entre Soissons et Reims, action d’artillerie assez violente dans la région de Berry-au-Bac.

En Champagne, nous avons exécuté un coup de main sur une tranchée allemande à l’est de la butte de Souain.

Nos tirs de destruction ont bouleversé les organisations allemandes du bois le Prêtre.

Sur le front belge, bombardement réciproque à l’est de Ramscappelle et à Steenstraete.

Les Anglais poursuivent leur avance au nord de la Somme. Le bois de Saint-Pierre-Vaast presque en entier, avec 1000 mètres de tranchées au sud et 2000 mètres au nord de ce bois sont entre leurs mains. Ils ont rejeté une attaque au nord-est de Gommécourt.

Des coups de main ont été exécutés par eux au sud d’Arras, à l’est de Souchez et à l’est de Vermelles.

La révolution a triomphé à Petrograd. Un gouvernement parlementaire s’est constitué; la Douma a réclamé l’abdication de Nicolas II. Les anciens ministres ont été emprisonnés.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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Vendredi 16 mars 1917

Louis Guédet

Vendredi 16 mars 1917

916ème et 914ème jours de bataille et de bombardement

6h1/2 soir  Temps splendide, une vraie journée de printemps, mais nous avons été arrosés toute la journée par les avions allemands et la canonnade de nos batteries anti-aériennes !! Pourvu que nous ne payions pas cela cette nuit… ! Journée fort occupée et peu sorti, juste pour l’Enregistrement et la Recette des Finances. Reçu lettre triste de ma pauvre chère femme, qui craint bien que Robert parte sans pouvoir venir la voir. Reçu la visite d’un sous-lieutenant du 403ème d’infanterie, avocat à Paris, M. Jary (Georges Jary, avocat, né en 1882 et décédé au Chemin des Dames le 23 août 1917 à Courville après avoir été grièvement blessé la veille, « Officier de haute valeur morale », « Indomptable énergie ») , qui me disait que les Tirailleurs marocains avaient commis des imprudences et avaient par cela même fait croire aux allemands que nous allions les attaquer devant Reims, et que dans cette crainte ils avaient amené devant nous une division de renfort. Voilà toute ma journée. Je suis très fatigué, mes forces s’en vont et parfois je me sens épuisé. Mourrai-je, succomberai-je avant la fin de nos misères ???

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Cardinal Luçon

Vendredi 16 – Nuit tranquille, sauf coups de canons entre batteries. 0°. Beau soleil ; Via Crucis in Cathedrali. On protège les galeries, sculptures qui encadrent la grande porte de la Cathédrale à l’intérieur (Communion du Chevalier. Vie de Saint Jean-Baptiste). Visite de M. Abelé.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173


Vendredi 16 mars

Entre Avre et Oise, après une violente préparation d’artillerie, nos reconnaissances ont effectué des incursions sur plusieurs points du front ennemi, bouleversé par nos tirs.

Vers Beuvraignes et au sud de Crapeaumesnil, nous avons poussé jusqu’à la troisième tranchée allemande. A l’est, à Cany-sur-Matz, nos détachements ont pénétré dans un bois et l’ont occupé sur une profondeur de 800 mètres environ. Au cours de ces actions, nous avons fait des prisonniers.

Dans la région de Maisons-de-Champagne, lutte à coups de grenades. Nous avons réalisé des progrès et enlevé plusieurs boyaux ennemis.

Sur la rive droite de la Meuse, tirs efficaces de notre artillerie sur les organisations allemandes au nord de Bezonvaux.

Sur le front anglais, le mouvement de repli de l’ennemi s’est développé vers le Sud. Nos alliés ont pris possession de ses tranchées sur un front de 4 kilomètres, du sud du bois Saint-Pierre-Vaast au nord du village de Saillisel. Une forte contre-attaque allemande a été rejetée à l’est d’Achiet-le-Petit.

Les Allemands ont réussi à pénétrer dans une tranchée anglaise au sud-est d’Arras. Un autre raid a été repoussé près de Neuville-Saint-Vaast.

Avance italienne aux abords de la cote 1050, en Macédoine.

Echec autrichien entre les lacs Prespa et Malik.

Les Russes occupent Kermanschah, en Perse.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

 

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Jeudi 15 mars 1917

Montfaucon

Louis Guédet

Jeudi 15 mars 1917

915ème et 913ème jours de bataille et de bombardement

6h soir  Beau temps, froid, les jours allongent. J’écris sans lumière, mis mon retard à jour. Demain je verrai aux quelques actes à faire faire. Pas de nouvelles, si ce n’est la démission du général Lyautey, ministre de la Guerre. Où allons-nous ?? Quelle bande de Brutes que cette Chambre. Je reprends mon voyage à Épernay et St Martin. A Épernay le 7 mars j’ai donc déjeuné chez le Président du Tribunal avec M. Bouvier le Vice-Président, M. Fournier de la Maison Werlé et le nouveau Procureur M. Osmont de Courtisigny, ancien avocat Général à Caen. Il a été charmant avec moi. C’est un homme distingué, un peu froid, tenant ses distances, mais il m’a semblé foncièrement bon. L’apparence est celle d’un vrai Procureur, très froid, mais aussitôt qu’on cause avec lui, c’est la courtoisie même. Il a perdu sa femme récemment et en parait fort triste (leur fils Pierre avait été tué aux Éparges le 22 juin 1915, à l’âge de 20 ans). Il m’a complimenté de mon attitude durant cette Guerre. Le Président et le Vice-Président m’ont couvert de fleurs. Bref j’ai bonne presse. M. Bossu m’a présenté à lui comme un héros…  mettons plutôt, (comme le disait avec humour le bon M. Bouvier, vice-président) un vaillant. A la fin du déjeuner est arrivé le Commandant Lallier, qui était gêné avec moi. Je l’ai tenu à distance ce pierrot-là, en attendant que je lui dise son fait. Il venait chercher une recette de sauce poivrade pour un morceau de cerf que lui avait donné le Président. Il ne pense qu’à son ventre cet imbécile-là. Il nous a appris que son co-aliboron Girardot allait quitter Reims. Il croyait que j’allais marcher, il en a été pour ses frais. Donc j’ai mes sanctions pour mon Affaire de simple police, Colas et Girardot sont débarqués. Quand à Lallier, je m’en charge. Les Gendarmes d’ici exultent et me porteraient en triomphe. Il est vrai que je leur ai tiré une « rude épine du pied. »

Après déjeuner je suis allé voir mon cher Procureur Bossu que j’ai trouvé dans son lit mais très bien, nous avions tous deux les larmes aux yeux en nous revoyant. Causé nécessairement de son successeur, et avec son fin sourire ! il me dit : « Ce n’est pas un Procureur que M. de Courtisigny, c’est un clergyman, il est vrai qu’il est protestant !! »

J’avouais que j’avais eu la même pensée que lui sur son successeur. Nous en avons bien ri. Il m’a causé de lui comme étant un parfait magistrat. Il lui a fait mon éloge et il m’a parlé de ma proposition pour le ruban qui a reçu un avis très favorable d’Herbaux, et transmis au Garde des Sceaux. Il m’a conseillé d’en prévenir le Préfet de la Marne par Dagonet qui m’avait dit que j’étais déjà sur une liste. C’est fait. Je n’ai donc plus qu’à attendre.

En tout cas je serais enchanté d’être promu avant le jugement de Reims, sous les canons de l’Ennemi. Autrement cette décoration n’aurait plus la même valeur pour moi.

Après avoir longuement causé nous nous sommes quittés, et mon cher Procureur a voulu m’embrasser. Nous nous sommes donc donnés une accolade toute fraternelle. Je lui ai demandé d’être mon parrain s’il était encore à Épernay lors de ma nomination, si celle-ci allait vite. Il a accepté…  Nous reverrons-nous ?

Le soir je me suis rencontré à l’Hôtel de l’Europe, où j’étais descendu, avec M. de Courtisigny, qui m’a offert de dîner en face de lui. Nous avons encore causé très longuement de Caen, de Reims, des Rémois, et il m’a appris qu’il était allié aux Krug, bref il a été très aimable et m’a dit qu’il n’hésiterait pas à me mettre à contribution pour tous renseignements, etc…  etc…  J’ai accepté, d’autant qu’ainsi je pourrais rendre bien des services à mes compatriotes et à mes confrères.

Le lendemain matin je quittais Épernay par une neige épouvantable à 5h du matin, et arrivais à St Martin vers 8h. Trouvé ma chère femme bien accablée, amaigrie. Dieu sait ce qu’elle aura souffert cet hiver. Marie-Louise était au lit à la suite d’une chute sur la glace qui lui a provoqué un petit épanchement de synovie. Il n’y avait que Maurice d’à peu près valide. Le pauvre petit a souffert cruellement du froid, il parait qu’il pleurait parfois tellement il souffrait. Mon Père assez souffrant d’une bronchite, d’emphysème…  et de vieillesse, 82 ans demain !! Durant mon séjour Robert, voyant son tour pour aller au front approcher, nous a demandé de l’autoriser à devancer son tour et de partir comme volontaire. C’est fait le pauvre enfant !!! il voulait être affecté à la 42ème Division, ou est le fils de mon confrère Labitte, de Verzy (Lucien Labitte, notaire (1862-1951)), qui est attaché à l’État-major du colonel. Labitte doit le recommander à son fils (Pierre Labitte, polytechnicien (1896-1962)). Robert va sans doute venir pour 7 jours de congé à St Martin avant de partir. Pourrais-je aller l’embrasser une dernière fois ? Je ne sais !! Jean est très fatigué, il se classe 2ème et 3ème de sa brigade, mais il n’a plus que 15 jours à passer à Fontainebleau. Et puis lui aussi partira pour le front !! Deux enfants…  c’est beaucoup. Encore bien des souffrances et des angoisses pour ma pauvre femme !! Quand en verrons-nous la fin ?!!

André qui travaille près d’eux et a de bonnes places est venu passer près de nous la journée de dimanche dernier. Il se plait toujours bien à St Étienne de Châlons (c’était encore son avis plus de 50 ans après). Je suis rentré hier, assez désemparé. Que de tristesses je laisse derrière moi, ma femme, mes enfants…  c’est trop.

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Cardinal Luçon

Jeudi 15 – Nuit tranquille ; + 4°. Visite à l’ambulance de Sainte-Gene­viève. Aéros allemands : tir contre eux.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Jeudi 15 mars

Au cours de la journée, nous avons continué à progresser à la grenade dans la région de Maisons-de-Champagne, malgré un violent bombardement de l’ennemi qui a fait usage d’obus lacrymogènes.

Sur la rive gauche de la Meuse, l’artillerie française a exécuté des tirs de destruction sur les organisations ennemies. Un observatoire a été détruit près de Montfaucon.

Sur le front belge, violente lutte de bombes dans la région de Steenstraete~Hetsas.

Les Anglais ont avancé leur ligne, au nord de l’Ancre, sur un front de 2500 mètres au sud-ouest et à l’ouest de Bapaume. Une nouvelle progression a été également réalisée sur un front d’environ 2 kilomètres au sud-ouest d’Achiet-Le-Petit. Les troupes britanniques ont pris possession d’environ 1000 mètres de tranchées au sud-ouest des Essarts {nord-ouest de Gommécourt).

Un raid ennemi au nord-est d’Arras n’a pu parvenir jusqu’à leurs lignes.

Nos alliés ont exécuté un coup de main sur les tranchées allemandes à l’est d’Armentières.

Le vapeur américain Algonquin a été torpillé par un sous-marin allemand. L’équipage a été sauvé.

La Chine a proclamé la rupture avec l’Allemagne.

Le général Lyautey, ministre de la Guerre, donne sa démission.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

Montfaucon

Montfaucon

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