Cardinal Luçon

Samedi 24 – Idem. Soir : de 7 h. 1/2 à 8 h. 1/2 violente canonnade française et riposte allemande (pas bombes sifflantes) jusqu’à minuit. Je n’ai entendu siffler les bombes allemandes qu’entre 7 h. et 8 h. S’il y en a eu après, elles allaient tomber au loin.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Samedi 24 février

Lutte d’artillerie en Lorraine et en Alsace.

En Champagne, nos tirs d’artillerie ont allumé un important incendie dans les lignes allemandes, près de la Butte-du-Mesnil. Nous avons repoussé deux coups de mains de l’ennemi, l’un à l’est de Soissons, l’autre près de Bezonvaux. Nous avons réussi deux coups de main sur la Meuse.

Les Anglais ont amélioré leur position, au nord de Gueudecourt, en s’emparant d’un élément de tranchée, d’un mortier de tranchée et de plus de 30 prisonniers. Une avance a été également réalisée au sud du Petit-Miraumont, où un poste ennemi a été occupé.

Nos alliés ont exécuté avec succès un coup de main au sud-est de Souchez. Les Allemands ont eu des morts. Des raids ennemis ont été repoussés au sud d’Armentières et vers le bois de Ploegstaert. Ceux des assaillants qui avaient réussi à atteindre les tranchées britanniques ont été tués ou capturés. Activité de l’artillerie allemande vers la Somme au sud d’Arras.

Sur le front italien comme sur le front russe, simples opérations de détail.

Un paquebot, l’Athos, a été coulé en Méditerranée. 1450 passagers ont été sauvés.

M. Lloyd George annonce aux Communes anglaises d’importantes restrictions aux entrées de marchandises.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

Gueudecourt

Share Button