Paul Hess

26 mai 1916 – L’avis suivant est publié par Le Courrier :

Ravitaillement en pommes de terre.

Pour parer aux difficultés présentes du ravitaillement, la municipalité fera venir chaque semaine un ou deux wagons de pommes de terre, qui seront mises à la disposition des mar­chands et particuliers.

On peut dès maintenant se procurer des pommes de terre rondes blanches à 22,50 F les 100 kilos, et par 50 kilos au minimum ; ces pommes de terre devront être revendues au détail 0,25 F le kilo au plus.

Sous peu de jours, on recevra des pommes de terre ron­des jaunes, cédées à 26,50 F les 100 kilos, pour être revendues au détail, au plus 0,30 F le kilo.

S’adresser à l’abattoir, de 8 h à 12 h et de 14 à 16 h 1/2, sauf le dimanche.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Cardinal Luçon

Vendredi 26 – Lettre et rapport au Saint-Père. Nuit totalement silen­cieuse. + 13°. Changement de Division. La 52e s’en va. De 2 h. à 3 h. bom­bes sifflantes, et canons français. Via Crucis in cathedrali.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Vendredi 26 mai

Violent duel d’artillerie sur la rive gauche de la Meuse (secteur 304, front du Mort-Homme-Cumières). Nous avons progressé à la grenade dans les boqueteaux à l’est de Cumières. Pas d’attaque ennemie.
Sur la rive droite, les Allemands ont tenté une série d’actions offensives entre le bois d’Haudromont et la ferme Thiaumont. Elles ont été repoussées avec de lourdes pertes sauf sur un pont où les fractions ennemies se sont emparées d’un élément de tranchée.
Le tir d’une de nos pièces à longue portée a provoqué un incendie dans un dépôt de matériel allemand à Heudicourt (nord-est de Saint-Mihiel).
Dans la région d’Étain, une de nos escadrilles a livré bataille à un groupe d’avions allemands ; deux avions ennemis, atteints, ont dû atterrir.
Les Italiens ont arrêté les attaques autrichiennes dans la vallée de l’Adige et à l’est de cette vallée, infligeant à l’ennemi de grosses pertes.

 

Source : La Grande Guerre au jour le jour


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