Cardinal Luçon

Mardi 7 – Nuit tranquille ; température : 0. De 4 à 5 h. soir, aéroplane français. Visite à la Maison Jeanne d’Arc, a M. Camer ; au Dr Simon. Reçu une souscription recueillie par la Croix de l’Ain. Lettre à M. Buriel directeur du journal (Recueil, p. 66).

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918

 

Mardi 7 mars

Les Allemands ont déclenché une attaque en Champagne, entre le mont Têtu et Maisons-de-Champagne. A notre droite, ils ont été arrêtés par nos tirs de barrage. A notre gauche, ils ont pu pénétrer dans un petit bois. En Argonne (Courtes-Chausses), nous avons fait exploser une mine qui a détruit un poste allemand et nous avons occupée en partie l’entonnoir. Entre la Haute-Chevauchée et la cote 285, l’ennemi, après avoir fait sauter deux fourneaux, a pris pied en quelques points de notre première ligne. Mais au cours du combat, nous avons rejeté les agresseurs. A l’ouest de la Meuse, les Allemands ont violemment bombardé le front entre la rivière et Béthincourt, puis ils ont attaqué Forges. Ils se sont emparés du village. Mais les tentatives qu’ils ont faites pour déboucher sur la côte de l’Oie ont échoué. Lutte d’artillerie à l’est de la Meuse. A l’ouest de Pont-à-Mousson, notre artillerie endommage les organisations du bois du Jury. Trois zeppelins ont survolé le nord-est de l’Angleterre. Il y a 13 morts et des blessés. Les Russes ont progressé près de Dvinsk.

 

Bethincourt

Bethincourt

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