Cardinal Luçon

Mardi 15 – Nuit militairement tranquille. Tempête pluie et vent ; + 6.

Journée assez tranquille ; canonnade au loin. Visite à l’ambulance Mencière et à l’ambulance Sainte-Geneviève. Visite à M. Danel.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mardi 15 février

En Belgique, nous avons fait sauter un dépôt de munitions au nord de Boesinghe.
Au sud de la Somme, au sud de Frise, nous avons occupé plusieurs éléments de tranchées et décimé une compagnie allemande qui était entourée par nous. Nous avons fait là une centaine de prisonniers. Les pertes de l’ennemi sont considérables.
Au nord de Soissons, l’infanterie ennemie a tenté de déboucher par la rive droite de l’Aisne. Elle a été arrêtée net par nos tirs de barrage et nos feux d’infanterie.
En Champagne, l’ennemi s’est maintenu dans les éléments avancés qu’il avait occupés près de la route Tahure-Somme-Py, mais il n’a pu pousser plus loin et a perdu beaucoup d’hommes.
En Haute-Alsace, à l’est de Seppois, une violente offensive dirigée par eux a mis les Allemands en possession de 200 mètres de nos tranchées. Une contre-attaque immédiate nous a rendu ces éléments, mais un intense bombardement nous a forcés à les évacuer de nouveau. Les renforts ennemi ont été pris sous nos tirs de barrage.
L’Amirauté anglaise signale la perte du croiseur Arethusa, qui a coulé sur une mine près de la côte orientale de la Grande-Bretagne.
Trois avions autrichiens ont bombardé Milan et les environs : il y a huit morts et soixante blessés.
Les Bulgares sont arrivés à 30 kilomètres de Valona

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