Cardinal Luçon

Jeudi 13 – Nuit paisible et à peu près totalement silencieuse. 8 h. 1/2 duel entre batteries adverses. 10 h. 1/2 bombes sifflantes, probablement sur batteries ou tranchées. Visite aux Catéchismes de Saint-Remi, à Mère des Garets. Lettre au Directeur diocésain de l’Enseignement libre. (Recueil, p. 115 ).

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 

Jeudi 13 janvier

Deux hydravions allemands ont bombardé Dunkerque. Ils n’y ont fait que des dégâts insignifiants.
Au nord de l’Aisne, nous avons, par nos canons de tranchée, bouleversé les ouvrages de l’adversaire à l’ouest de Soupir.
En Champagne, nous avons bombardé efficacement les tranchées allemandes au nord de Maison-de-Champagne et à l’est de la butte de Souain.
En Argonne, les Allemands ont fait exploser à la cote 285 une mine qui a produit un entonnoir, pour la possession duquel une vive lutte s’est prolongée. Entre Argonne et Meuse, l’ennemi a tenté une attaque avec émission de gaz suffocants à Forges. Il n’a pu sortir de ses tranchées, arrêté par nos tirs de barrage.
Sur les Hauts-de-Meuse (région de Calonne), nous avons provoqué une explosion et un incendie.
Dans les Vosges (secteur de la Fecht) nous avons détruit deux ouvrages.
Les Autrichiens se sont emparés du mont Lovcen, qui domine Cettigné. Le corps diplomatique a quitté la capitale du Monténégro.
L’armée serbe va être envoyée dans l’île de Corfou pour se reconstituer. Un bataillon de chasseurs français y a déjà débarqué pour préparer les cantonnements. Notification a été faite à la Grèce.
M. Asquith a conféré avec les délégués travaillistes afin de combattre l’idée fausse qu’ils se faisaient de ses intentions au sujet du service obligatoire.

Dunkerque

Dunkerque

Share Button