Cardinal Luçon

Nuit tranquille, sauf canonnade autour. Journée silencieuse, Aéroplane français sur lesquels on n’a pas tiré.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Renée Muller

le 26 nous ne voyons ni entendons rien, si ce n’est recul des Russes

Renée Muller dans Journal de guerre d'une jeune fille, 1914

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Samedi 26 juin

Nouveaux progrès de nos troupes dans le secteur au nord d’Arras, entre Angres et Souchez. Une contre-attaque allemande est repoussée au Labyrinthe. Près de Reims et près de Perthes, l’ennemi a fait sauter deux fourneaux de mines sans résultat: il n’a même pas pu occuper les entonnoirs.
A l’ouest de l’Argonne, nous avons progressé légèrement à la suite de quelques combats à la grenade. Dans l’Argonne et à Vauquois la lutte de mines se poursuit : elle a donné lieu à des actions toutes locales.
Sur les Hauts-de-Meuse, à la tranchée de Calonne, les Allemands ont lancé sur tout notre front une attaque très violente accompagnée du jet de bombes asphyxiantes et de liquides enflammés. Après avoir pénétré dans une partie de leur ancienne deuxième ligne, que nous tenons, ils ont été rejetés. A minuit, ayant tenté un nouveau retour offensif, ils ont été pris sous notre feu et dispersés.
Les Allemands ont subi deux échecs à Leintrey (Lorraine), un autre au Ban-de-Sapt, – et trois autres au Reichackerkopf et au Hilgensfirst, dans les Vosges d’Alsace.
Dans la région de Chavli (Lithuanie), les Russes ont barré la route aux Allemands. Sur le Dniester, ils les ont acculés au fleuve et leur ont infligé des pertes énormes dans la région de Jourovno; près de Martynovo, ils ont fait 1700 prisonniers; au sud-est de Nijnioff, ils ont anéanti des troupes austro-allemandes et pris une ligne de tranchées.
Les Italiens ont enfoncé une des coupoles d’un des forts de Malborghetto; ils ont occupé deux points importants sur l’Isonzo moyen et sur l’Isonzo inférieur.
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