Bombardement, dans la matinée et à midi.

Vers 14 h, reprise qui continue. À 14 h 5 et 15 h, l’hôtel de ville, sans doute visé depuis plusieurs jours, est atteint encore par deux obus qui endommagent fortement la toiture du bâtiment où se trouvent les services de la police, rue de Mars.

Deux obus, rue de la Prison, à 16 heures. Incendies ailleurs.

Le Courrier de la Champagne, annonce ainsi l’arrivée à Reims, d’un détachement de pompiers de Paris :

Les pompiers de Paris à Reims.

À la suite d’une demande du préfet de la Marne, le ministère de l’Intérieur s’est mis d’accord avec le quartier général et avec le préfet de police pour envoyer des pompiers de la ville de Paris à Reims. Les pompiers de Reims ont été, en effet, extrêmement surmenés tous ces jours-ci ; ils ont eu à éteindre vingt-huit incendies causés par le bombardement de l’ennemi.

D’ordre du ministre de l’Intérieur, le préfet de police a envoyé trente pompiers et deux pompes, qui sont arrivés à Reims et ont été mis immédiatement à la disposition de la municipalité.

 Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Vendredi 5 – Nuit tranquille. 9 h, bombes sur la ville. Le Courrier de la Champagne donne des détails intéressants sur les Ardennes pendant l’occupation.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Vendredi 5 mars

Le bulletin français signale des combats de tranchées en Flandre et dans le Nord, – des engagements plus importants et toujours à notre avantage en Champagne et dans l’Argonne (Vauquois). Un officer aviateur français a été bombarder une gare très importante d’Allemagne, près de Donaueschingen.
La flottille des destroyers de Douvres a détruit un sous-marin allemand, le U-8, dont l’équipage a été d’ailleurs sauvé. Le U-8 était parmi les bâtiments-pirates qui torpillaient les navires de commerce en Manche.
Sur le front oriental, les régiments russes atteignent de nouveau la lisière de la Prusse, après avoir forcé les Allemands à un repli sur toutes leurs lignes. Ils ont repris Stanislaw, en Galicie, sur les Autrichiens. Le siège d’Ossowietz, que Hindenburg se flattait de prendre, traîne en longueur.
Les opérations des Dardanelles n’ont été jusqu’ici signalées par aucun accident pour les flottes alliées.
Le gouvernement grec comme s’il était à la veille de l’action, consulte l’état-major général sur les moyens dont il dispose. Le conseil de la Couronne est convoqué une seconde fois.
Deux croiseurs français ont bombardé des postes turcs sur la côte de Syrie.
La presse allemande attaque vivement le ministre de l’Agriculture, auquel elle reproche son imprévoyance. Les pommes de terre, après le blé, commencent à faire défaut.

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