Le Courrier reproduit, aujourd’hui, quelques citations au Journal Officiel, en tête desquelles figure le nom du marie de Reims. Voici :

Hommage au courage civique

Le Journal Officiel publie une première liste des citations faites par le Gouvernement pour honorer le courage et le dévouement des personnalités civiles.

LMa première liste est précédée du préambule suivant :

Le Gouvernement porte à la connaissance du pays la belle conduite de

  1. M. le docteur Langlet, maire de Reims, qui sut donner à ses concitoyens le plus noble exemple de sang-froid, de courage et de dignité pendant l’occupation de cette ville ;

  2. M. Colin, adjoint au maire de Saint-Dié, etc.

  3. MM. Louis Paillard, commerçant, Nottin, curé-archiprêtre ; Foureur, directeur d’école publique, membres de la Commission municipale de Vitry-le-François, etc.

  4. M. Regnault, procureur général à la Cour d’Appel d’Amiens, etc.

Le journal ajoute :

Nous sommes heureux de voir reconnaître officiellement les services rendus à nos concitoyens par M. le Dr Langlet. En inscrivant le nom du maire de Reims en tête de la première liste des citations faites pour bravoure et courage civique, le gouvernement de la République a non seulement récompensé l’homme de devoir qui, dans les circonstances pratiques que nous avons traversées, s’est constamment dévoué au bien public ; il a, en même temps, donné à notre ville si éprouvée et si courageuse un témoignage d’estime qui, en attendant d’autres compensations, ira au cœur de tous les Rémois.

– La nuit et la matinée ont été calmes.

Au cours de l’après-midi, quelques obus sont tombés dans le haut du faubourg Cérès et dans le cimetière de l’Est.

 Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos
Faubourg-ceres

 

Nuit silencieuse. Calme complet. Bombes l’après-midi, visite à Saint-Remi, à M. le Curé, à l’Orphelinat ; bombes

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. Travaux de l’Académie Nationale de Reims

Enfin ! Carte de Marcel (10 8bre) qui nous rassurerait complètement si nous ne le savions englobé dans des masses de cavalerie qui guerroient dans le Nord ; qu’il en vienne vite une autre pour calmer nos troupes !

Puis, 1e lettre de Marie-Thérèse (17 8bre) qui dépeint son immense douleur et sa résignation à la volonté de Dieu ; sa vaillance est héroïque et m’émeut profondément.

Je décachette aussi un pli de Bar-le-Duc adressé à M. Legros qui, par avance, m’a donné l’autorisation de l’ouvrir : il émane de Mme Baudart qui répond aux renseignements demandés.

Par l’infirmière qui l’a soigné, elle a pu savoir que blessé à la tête le 5 7bre à la bataille de Beauzée, André n’a été hospitalisé que le 6 à 23H. il n’avait plus sa connaissance au cours du pansement qui a aussitôt été fait ; ses extrémités étaient déjà froides et on lui enveloppa d’ouate les pieds et les mains.

Paul Dupuy. Document familial issu de la famille Dupuis-Pérardel-Lescaillon. Marie-Thérèse Pérardel, femme d'André Pérardel, est la fille de Paul Dupuis. Ce témoignage concerne la période du 1er septembre au 21 novembre 1914.

Source : site de la Ville de Reims, archives municipales et communautaires

Et pendant ce temps là :

Mercredi 21 octobre

Journée d’offensive allemande, mais d’offensive repoussée sur toute la ligne, aussi bien sur les côtes de Meuse que sur le front belge ou entre Somme et Oise.
Les nouvelles qui arrivent d’Arras sont navrantes. Si la ville n’a pas subi tout à fait le sort de Louvain, de Malines et de Termonde, nombreux sont les quartiers qui ont été mis en ruines.
Les informations de Petrograd attestent que la défaite des forces allemandes sur la Vistule, entre Varsovie et Ivangorod, a été des plus caractérisées. Les troupes du kaiser ont laissé environ 30.000 hommes sur le terrain.
Le tsar Nicolas II a adressé un second appel à la Pologne : il fait appel au loyalisme de ce pays et annonce qu’il est tout prêt à reconstituer la nationalité déchirée, et à lui donner son autonomie sous la suzeraineté de la Russie.
Les Autrichiens essaient en vain de se servir de leurs avions devant Antivari et Cattaro.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

Share Button