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Mémorial Familial / 1914-1918 – N’oublions jamais !

Hommage et devoir de mémoire pour nos « Morts pour la France » et nos « Anciens combattants ».

Ce 31 décembre, l’année 2018 se termine, et avec elle les nombreuses commémorations du  centenaire de la guerre 1914-1918. Cet album regroupe de précédentes publications et hommages rendus à neuf soldats de la Grande Guerre, grands-parents, grands oncles, cousins, dont six fauchés dans leur jeunesse ne sont pas rentrés dans leurs foyers. Le centenaire aura donc été l’occasion de les sortir de l’oubli. Et comme l’exprime la devise du Souvenir Français « À nous le souvenir, à eux l’immortalité ». Je suis d’une génération, d’enfance dans les années fin 50s et 60s, d’adolescence dans les années 70s, … du siècle précédent… qui a connu les anciens et les grands-parents profondément marqués par la « Grande guerre 14-18 », comme par celle 39-45 (…). La transmission et les échos des souvenirs des jeunes gens, des oncles, des cousins, «Morts pour la France », ou survivants et anciens combattants, ont marqué ma propre mémoire. Ainsi au fil des années et parfois de recherches familiales ces proches entrainés dans ce conflit me sont devenus familiers et ont nourri « ce mémorial familial / en leur mémoire » (Photos dans cet ordre) :

1 – BAUCHET Joseph (1896-1983) Soldat au 162e Régiment d’Infanterie ;

2 – CLERGET-GURNAUD Pierre-Alexis (1894-1916), élève polytechnicien promotion X 1914, Sous-lieutenant au 5e Régiment d’Artillerie de Campagne, 1ère Batterie, Mort pour la France, tué à l’ennemi, à la position des Bois-Bourrus (Meuse) combats de la rive gauche sous Verdun (Bataille de Verdun), le 03 avril 1916, le jour de son 22e anniversaire, par un éclat d’obus allemand qui l’a frappé en plein cœur ; Croix de guerre avec étoile d’argent, Chevalier de la Légion d’Honneur ;

3 – Mon grand-père, DENONCIN Maurice (1888-1986), enfant de Reims, soldat de la Grande guerre d’août 1914 à novembre 1918. Sous-Lieutenant, Lieutenant puis Capitaine au 46e puis au 246e R.A.C. Régiment d’Artillerie de Campagne; sera rappelé comme Chef d’escadron d’artillerie dans la campagne 1939-1940 ;

4 – DENONCIN Aimé (1882-1914), né à Flize (Ardennes), Adjudant au 29e Bataillon de chasseurs à pied à Saint-Mihiel (Meuse), marié à Hortense FONTAINE de Noyers-Pont-Maugis (Ardennes), parents d’un petit-garçon de 4 ans, Marc, né en 1910. MPF à Rembercourt-aux-pots, au champ de bataille de la Vau Marie le 10 septembre 1914 (Bataille de la Marne) à l’âge de 34 ans ;

5 – DENONCIN Robert (1886-1914), enfant de Reims, cousin germain de Maurice, Lieutenant au 106e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France lors des combats de la nuit du 9 au 10 septembre 1914 à Rembercourt-aux-pots (Meuse), 1ère bataille de la Marne ; (Voir « Ceux de 14 », Flammarion, l’ouvrage de Maurice GENEVOIX, de l’Académie Française, alors Sous-Lieutenant au 106 R.I.) ;

A NOTER que Aimé et Robert DENONCIN, lointains cousins ardennais, sont tous deux « Morts pour la France » le même jour, le 10 septembre 1914, et lors des mêmes combats de Rembercourt-aux-pots, et où se trouvait également Maurice DENONCIN, car leurs régiments respectifs appartenaient tous au 6e corps d’Armée engagé sur cette offensive de la Bataille de la Marne.

6 – GARRET Simon (1878-1967) ancien du 4e Régiment de Zouaves, Sous-lieutenant (1914) puis Lieutenant (1917), au 105e Régiment d’Infanterie puis en 1916 aux Troupes Auxiliaires Marocaines, Capitaine en 1920 ;

7 – LAMAND Maurice (1886-1917) Sergent au 5e Régiment du Génie, MPF le 25 février 1917 ;

8 – LONJARRET André (1895-1918), engagé Volontaire en 1915 au 110e Régiment d’artillerie, puis Sous-lieutenant au 110e puis au 310e Régiment d’Artillerie Lourde, est mort pour la France le 9 juin 1918, à l’âge de 22 ans, sur la position du Bois d’Écueil (Marne) suite à de multiples blessures par éclats d’obus. Le « Cousin LONJARRET » dont je suis par transmission familiale l’actuel dépositaire d’une boite souvenir regroupant ses photos, insignes régimentaires et médailles ;

9 – PEPION Joachim (1897-1916) Canonnier conducteur au 39e R.A.C., 117e Batterie, MPF à Chipilly (Bataille de la Somme) le 02 décembre 1916, à l’âge de 19 ans.

C’est une jeunesse en particulier et une génération européenne et mondiale qui a été décimée, toutes les familles ont été touchées, tous les villages, et les orphelins et veuves de guerre nombreux, ceux-ci ont souvent bénéficié de l’aide des amicales régimentaires de leurs compagnons d’armes revenus de cet enfer, mon grand-père Maurice y a contribué jusque dans les années 60s. La paix reste un objectif mondial et européen, jamais acquis, l’enseignement, l’éducation, la transmission de l’histoire en principe devraient prévenir que l’humanité reproduise les mêmes erreurs, les mêmes drames humains et autres.

Article et documentation photographique : François Denoncin

CENTENAIRE DE L’ARMISTICE de la « Grande guerre 1914-1918 » – Dimanche 11 novembre 2018 : Affectueuses pensées et hommage à mon grand-père, MAURICE DENONCIN (1888-1986), enfant de Reims, soldat de la Grande guerre d’août 1914 à novembre 1918 : Sous-lieutenant, Lieutenant puis Capitaine au 46e puis 246e Régiment d’Artillerie de Campagne. Maurice sera à nouveau combattant en 1939-1940, Chef d’escadron. & Hommage à son cousin germain ROBERT DENONCIN (1886-1914), enfant de Reims, Lieutenant au 106e Régiment d’Infanterie, Mort pour la France lors des combats de la nuit du 9 au 10 septembre 1914 à Rembercourt-aux-pots (Meuse), 1ère bataille de la Marne. http://14-18.documentation-ra.com/2014/06/2014-06-2-une-famille-remoise-dans-prise-dans-la-tourmente-de-la-guerr/

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Dimanche 5 janvier 1919

Cardinal Luçon

Dimanche 5 – Visite du P. Ritter et de M. Sainsaulieu.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Dimanche 5 janvier

M. Wilson s’est rendu en compagnie du roi et de la reine d’Italie, à Montecitorio, où a eu lieu une brillante réception. Il a prononcé un discours le soir au dîner du Quirinal, pour développer une fois de plus ses principes.
Ebert, dans une déclaration officielle, s’est félicité d’avoir constitué à Berlin un gouvernement homogène. Si les Allemands du Sud, a-t-il dit, n’y collaborent pas, c’est qu’ils n’avaient pas d’hommes disponibles. On publie de singuliers détails sur le rôle qu’a joué à Berlin le préfet de police Eichhorn. Ebert a protesté, auprès des commissaires du peuple de Moscou contre l’envoi de Radek en Allemagne.
Il y a eu à Budapest une journée de troubles violents et collisions entre les communistes et les social-démocrates.
On annonce que Guillaume II est sérieusement malade.
Un député Sinn Feiner a été arrêté.
Dublin a offert le droit de cité à M. Wilson.
Le baron Zorn de Bulach, ancien secrétaire d’Etat pour l’Alsace-Lorraine, a été conduit en Allemagne avec toute sa famille.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

Parlement Montecitorio

 

 

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